Au printemps dernier, nous écrivions, dans ces mêmes colonnes, « ils sont tellement paisibles, sereins et discrets qu'ils ne souhaitaient pas que l'on parle d'eux qui, pourtant, depuis leur retraite, habitent en plein centre-ville, dans la rue Wilson, à l'arrière du bureau de notre journal. » M. et Mme Antoine Werner étaient alors, en route, pour fêter l'an prochain, leurs noces de platine et 70 ans d'une union couronnée d'une grande famille. La destinée en a décidé autrement. M. Antoine Werner est décédé le 8 novembre dernier, en laissant à sa peine, une épouse à qui il se confia en 1931, Louise Schneider, tous deux enfants de Rosteig, en Alsace Bossue. Sa famille aussi grande que nombreuse l'assurait de sa plus fidèle tendresse, avec, à chaque fois, comme un dernier cadeau du père Noël, 27 arrière-petits-enfants et 2 arrière-arrière-petits-enfants. C'est un trisaïeul qui s'en est allé, né en 1909, employé à la SNCF en retraite, papa de trois enfants dont un fils décédé, et de deux filles Huguette, épouse de M. Bach, installée dans la région strasbourgeoise et de Georgette, Mme Louis Wendling. Nous ne verrons plus, au petit matin, M. Werner, entrouvrir sa porte, curieux et discret, comme il s'en est allé, qui, le temps d'ajuster ses lunettes, s'inquiétait à peine du temps qui passait en cherchant son journal, ce temps qui passait aussi, dans ses cheveux qu'il recoiffait, machinal, bouclés, dans l'humble noblesse d'être devenus, comme lui, poivre et sel. Les obsèques de M. Werner seront célébrées lundi 13 novembre à 14 h 30 en l'église Sainte-Madeleine. Notre journal se joint à toute la population pour adresser à son épouse et à toute la famille en deuil l'expression de ses condoléances émues.











