Comme tous les responsables de l'UNC, Bernard Daub a été mobilisé pour la « journée nationale du souvenir ».
QUE CEUX dont les noms sont inscrits aux monuments ne soient pas morts pour rien » ! C'est ainsi que l'ancien commissaire de police de Sainte-Marie-aux-Mines résume la raison qui motive son engagement au sein de l'Union nationale des anciens combattants (UNC). Hier, il avait le souci du bon déroulement de la journée tant lors de la cérémonie devant le monument aux morts qu'à la salle des fêtes pour le repas de l'amitié qui a réuni tous les anciens combattants de Sainte-Croix-aux-Mines « sans distinction de générations de feu, ni de décorations », précise-t-il. Ce n'est pas la première fois que Bernard Daub se préoccupe de ce qui est à ses yeux « une journée nationale du souvenir ». Il est membre de l'UNC depuis une trentaine d'années. S'il en porte aujourd'hui la responsabilité et en est l'un des administrateurs au niveau départemental, c'est parce qu'il a conscience de l'indispensable « devoir de mémoire » qu'il y a lieu de transmettre aux plus jeunes.
Journée du souvenir
Cette organisation « du 11 Novembre » suppose un patient travail de préparation. Elle le mobilise depuis une quinzaine de jours. Hier, il a participé au dépôt d'une gerbe et présidé à la remise des décorations. Il a aussi félicité André Geyer, le porte drapeau, à qui on venait de remettre la médaille d'Afrique du Nord et aussi André Bouquet, pour sa Croix du combattant d'Indochine.
Les Sainte-Creuziens se sont ensuite dirigés vers le cimetière militaire. Puis les trois associations, l'Union nationale des combattants, l'Association des incorporés de force (ADEIF) et l'Union des invalides de guerre, soit une centaine de personnes se sont retrouvées pour la rencontre amicale. Là, Bernard Daub a remercié Julien Kauffmann, l'ancien instituteur, en lui remettant la médaille du mérite UNC en bronze. Julien Kauffmann est déjà titulaire de la médaille des patriotes résistants à l'occupant que lui a remise le préfet le 11 novembre 1994. Il avait 4 ans lorsqu'il a été déporté avec ses parents. Au monument aux morts, le message du Secrétaire d'Etat à la défense chargé des Anciens Combattants le rappelait : « Ce 11 Novembre 2000, qui clôt un siècle, ne doit pas ouvrir la page de l'oubli. Personne ne doit ignorer la somme d'épreuves que la France et l'Europe ont connue tout au long de ce siècle, en particulier lors des deux guerres mondiales ». Hier à Sainte-Marie-aux-Mines, Yves Mangeon, à Lièpvre Georges Coudert, à Rombach-le-Franc Richard Marchal, les responsables des anciens combattants partageaient les mêmes préoccupations. « Les chemins de la mémoire sont les chemins de la citoyenneté. A l'évidence, la paix, la démocratie, l'Etat de droit, sont des situations fragiles au destin souvent incertain », disait encore le message du Secrétaire d'Etat.
Pour déposer la gerbe, Bernard Daub était accompagné de MM. Villemin, Loëss, conseiller général, Pierre Schoepff, maire et Charles Waechter, son adjoint.
Denis Ritzenthaler











