Et que devient ce formidable projet d'exposition permanente sur le Rhin qui doit meubler la halle Alsace de la pisciculture de l'Au ? On se rappelle les gros travaux d'architecture entamés en mai… 1999 pour la réalisation de cette étonnante animation devant illustrer un siècle et demi de la vie bouillonnante du grand fleuve racontée par les divers régisseurs qui se succédèrent à la tête de l'établissement piscicole. La mise en scène a été confiée au muséographe Guy Brun qui a imaginé là un scénario en six actes. Et il y a un an tout juste les responsables de l'association eAu Vive qui pilote cette opération annonçait pour la Saint – Jean 2000 l'ouverture de ce musée au public. Cinq mois ont passé… Et on ne voit toujours rien venir. Pourquoi ce retard ? Le chantier est tombé en panne, faute de crédits. En fait l'eAu Vive a du faire face à un joli dépassement de 800 000 francs. Son président Roland Igersheim avance deux raisons à ces surcoûts. « La première est que le muséographe s'est planté au niveau du chauffage, lequel ne prévoyait qu'un service minimum de hors gel. Il n'avait pas pris en compte notre volonté de faire tourner ce musée en toutes saisons avec le passage d'écoles et de séminaires sur toute l'année. Il a donc fallu revoir l'installation, y intégrer un vrai chauffage d'où un surcoût d'environ 400 000 francs. Ensuite nous avons dû tenir compte des avis de la commission sécurité et nous conformer à des normes en ajoutant des équipements non prévus initialement comme des rampes pour handicapés par exemple. » D'aucuns parlent aussi de surcoûts au niveau du gros oeuvre. Le fait est que la facture qui se montait déjà à 2,60 millions de francs s'est rallongée de 800 000 francs. D'où la recherche de nouveaux financements et l'arrêt du chantier. Finalement les payeurs ont été trouvés. La Région a accepté de verser encore 500 000 francs dans l'aménagement de cette halle et la nouvelle communauté de communes des Trois Frontières (ex District) 300 000 francs en deux fois (150 000 francs sur le budget supplémentaire de cette année et 150 000 francs sur le budget primitif 2001). Rappelons que pour la facture initiale de 2,60 millions de francs (auxquels s'ajoute une somme de 1,30 million de francs pour asseoir le fonctionnement), le financement est assuré pour moitié par des fonds européens (interreg) et pour l'autre par la Région, la ville de Weil et une fondation bâloise. Et maintenant à quand les premières visites de cette exposition permanente ? A l'eAu Vive on garantit l'ouverture pour avril 2001.
La halle Alsace : toujours vide mais riche déjà de la superbe géométrie de sa charpente.
EG











