La SIG a tenu tête aux Nancéiens, privés de Julian pendant 20 minutes, mais n'a pu forcer la décision, s'inclinant dans les dernières secondes (91-87).
UN PETIT point d'avance à la fin du premier quart temps (22-23) : la SIG peut être satisfaite car elle a passé quelques mauvaises minutes dans cette période. A partir de 8-4 pour les Lorrains, la SIG affronte l'orage et se retrouve soudain à 8 longueurs des locaux (15-7). L'entrée de Ray Smith dynamise toutefois les Strasbourgeois qui reviennent peu à peu dans la rencontre. Jojo English, rentré à la 4e, commence, lui, à trouver ses marques et en interceptant un ballon dans la dernière minute, parvient à faire passer la SIG devant (22-23).
En s'appuyant sur un jeu désormais bien en place, les Alsaciens s'imposent sur le parquet. Nancy subit et va rapidement atteindre son quota de 5 fautes (13e), de quoi libérer les partenaires d'un bon Beyina qui creusent peu à peu l'écart (24-27 puis 28-34). Mais l'international français Julian rentabilise à l'attaque (8 points) son activité sous les panneaux (7 rebonds) et la SIG voit alors revenir les « Cougars » dans le match (39-42, 18e). Sur la dernière possession de la période et alors que la SIG peut conserver un coussin de 5 points d'avance, Jojo English va perdre le ballon et relancer Nancy (42-43, 20e).
Julian à l'infirmerie
Coup de théâtre dès le début de deuxième mi-temps où, alors qu'il revient à grandes enjambées pour intercepter une contre-attaque strasbourgeoise, Cyril Julian se blesse (entorse du coude) et doit abandonner ses partenaires, alors en pleine euphorie à 3 points (3/3 et 51-45 à la 23e). De quoi relancer les Strasbourgeois, désormais supérieurs en taille dans la raquette avec Smith et Coqueran... quelques minutes seulement puisque Christophe Vitoux préfère laisser son pivot sur le banc. Mais Nancy s'adapte bien et, malgré un bon Howard, toujours menaçant, profite de l'efficacité de ses joueurs extérieurs pour conserver son avance (60-54, 27e). Roman Rubchenko inscrit les huit derniers points de la période pour son équipe (68-65, 30e). Une nouvelle fois, c'est dans les dernières minutes que va se faire la différence. Avantage tout d'abord à Nancy (73-67), puis Strasbourg, avec Ray Smith qui prend l'ascendant à l'intérieur (20 points, 11 rebonds sur le match) mais qui perd Mc Curdy pour sa 5e faute (33e). A 5 minutes de la fin, l'indécision est encore totale (78-76, 35e). Idem à 3 minutes du terme (82-82). La moindre maladresse se paie cher et Jojo English doit encore se mordre les doigts d'avoir raté un shoot à 3 points dans un fauteuil. Nancy, qui possède alors quatre longueurs d'avance (86-82) n'a plus qu'à bien gérer la période de fautes/lancers francs qui suit pour infliger à la SIG sa 4e défaite de la saison (91-87) et faire exploser un Palais des Sports devenu hystérique.
Ricky Price (à g) et les Nancéiens n'ont pris le meilleur sur David Robinson et les Strasbourgeois que dans les dernières instants de la rencontre.
AFP











