Jean-Marie Bockel et Philippe Richert - en attendant Jean-Claude Gayssot, mardi, avant le début de la réunion, au ministère des Transports - comparaient les temps du parcours, par avion, entre le centre de la capitale et leur domicile alsacien. Le député-maire de Mulhouse met, souvent, 3 heures 30. Jusqu'à Wimenau, le sénateur et président du conseil général du Bas-Rhin, est un peu plus rapide... sauf lorsque le vol se prolonge. L'avion en provenance de Strasbourg venait de tourner une demi-heure au dessus de l'aéroport, à Paris, avant de pouvoir se poser. Philippe Richert a donc failli arriver en retard pour signer la convention sur le TGV Est. Quand il circulera en TGV -en principe, dans un peu plus de cinq ans- Paris sera à 2 h 20 de Strasbourg. A 3 h 10 de Mulhouse, au lieu de 4 h 15 pour le meilleur parcours ferroviaire actuel. « Ce n'est pas encore génial, mais cela commencera à être intéressant », commente Jean-Marie Bockel. Promis : les deux parlementaires prendront le train. En 2006.
Cyrille Schott, « jacobin décentralisateur ».
Cyrille Schott était l'un des invités, lundi soir, du CJAL (Cercle des Juristes Alsaciens et Lorrains de Paris, dynamique association que préside Me Bertrand Hohl), au côté, notamment de Jean-Luc Vallens, magistrat chargé de l'informatisation du Livre foncier d'Alsace et de Moselle. Lors de cette conférence consacrée au « droit local et décentralisation », l'ancien préfet du Haut-Rhin, originaire de Drusenheim, est -un peu- sorti de son obligatoire réserve. Tout en se déclarant « très attaché à l'unité de la République », il estime « qu'une nouvelle vague de décentralisation est possible est souhaitable ». « Il y des domaines où les collectivités locales peuvent faire mieux que l'Etat », ajoute-t-il, se définissant comme « un jacobin décentralisateur ». Ce qui dans la corporation préfectorale n'est pas si pas si fréquent.
Trautmann pour l'intérim-maire...
Catherine Trautmann reste partisane du non-cumul entre les fonctions de maire et de ministre, malgré les complications qui ont marqué son retour strasbourgeois, lorsqu'elle a dû quitter le gouvernement. Elle suggère la nomination d'un « maire délégué ». Sa désignation ne passerait plus par l'élection au sein du conseil municipal, qui augmente la légitimité du remplaçant. En perdant son portefeuille, le titulaire retrouverait automatiquement son fauteuil. Le « maire délégué », dans l'esprit de Catherine Trautmann, serait simplement un intérim-maire.
Choucrouterie : qui va gagner ?
Roger Siffer ne recule devant aucun sacrifice pour venir en aide à ces pauvres candidats aux municipales strasbourgeoises. Et leur éviter une longue attente jusqu'en mars 2001. A l'issue de la nouvelle revue au théâtre de la Choucrouterie, dont la première représentation a eu lieu hier soir, il propose aux spectateurs de participer à un sondage : « Qui va gagner les élections?» Peut-être aurait-il pu demander : « Pour qui allez-vous voter?» En tout cas, les deux principales têtes de liste sont sur scène. Ou plutôt leurs doublures. D'une part, Catherine Trautmann, maire socialiste sortant, qui pour le rester est prête à montrer ses dents. « Les dents de la maire...» Et Fabienne Keller, la tête de liste UDF-RPR, qui ne se montre pas particulièrement tendre avec ses adversaires. Toutes deux sont représentées en gladiateurs...
VOTER chaque soir, simultanément en alsacien et en français, à partir de 20 h 30. Tél. 03.88.36.07.28 E-mail : choucrouterieotmail.com
Les états d'âme de Freyburger
Lors de la session du conseil général du Haut-Rhin, vendredi, les élus ont été amenés à voter la subvention pour le rachat de la collection Texunion. La décision concernant leur quote-part a été prise à l'unanimité, sans débat. Les observateurs ont remarqué l'absence du socialiste Jo Spiegel qui avait quitté la salle. Non que le maire de Kingersheim est opposé à ce financement. Mais comme il avait procuration de l'adjoint PS de Mulhouse, Pierre Freyburger, qui voulait voter « non », il a préféré ne pas prendre part au vote. Ses collègues, qui avaient assisté, en commission, à une discussion entre Pierre Freyburger et le président de l'assemblée, Constant Goerg, n'ont pas manqué de relever cette dissension au sein de l'équipe municipale de Mulhouse. Entre le maire, Jean-Marie Bockel, qui sollicite une aide, et son adjoint, qui s'est interrogé sur la valeur de la fameuse collection...











