Face à la hausse du prix du gasoil et à la mise en place des 35 heures, le premier Forum de l'Union régionale du transport d'Alsace revendique une nouvelle unité de la profession.
NOUS devons être prêts à faire face aux problèmes que nous rencontrons au jour le jour dans nos entreprises. Le rôle de l'Union régionale du transport d'Alsace (URTA) est de défendre et de promouvoir les intérêts des transporteurs qu'ils s'agissent de voyageurs ou de marchandises. » Et pour Gérard Klinzing, président de l'URTA, la partie est loin d'être de tout repos. Les professionnels de la route ont connu une année pour le moins mouvementée en se voyant contraints de mener de front, et simultanément, l'épineux dossier du recrutement, la gestion du passage aux 35 heures, la flambée du prix du gasoil et sa répercussion sur les comptes d'exploitation ainsi que le problème de circulation suite à la fermeture du tunnel de Sainte-Marie-aux-Mines. Ces dossiers, vitaux quant à la survie des entreprises de transport, ont été largement évoqués, hier, à l'occasion du premier Forum de l'URTA qui se tenait à l'Écomusée d'Alsace à Ungersheim. Quelque 250 adhérents ont d'abord assisté à l'assemblée générale de leur propre Chambre professionnelle départementale (CPTR 67 et 68) avant d'entrer dans le vif du sujet en prenant connaissance du projet d'Action professionnelle régionale.
Le président a dressé un bilan complet de l'état d'avancement des différents champs de bataille sur lesquels les routiers ont fait valoir leurs droits : « De 1992 à 2000, nous avons récupéré 20 % de TVA sur le gasoil, 800 F d'abattement de la TP par véhicule, le droit de timbre supprimé, le repos compensatoire réduit de moitié, le gasoil utilitaire et la répercussion de 35 centimes par litre de TIPP. C'est encore insuffisant et il nous faut plus que jamais créer des liens entre nous, afin de créer une unité. » Une cohésion qui se concrétisera par la mise en place de l'Action professionnelle régionale. L'URTA envisage de réunir les transporteurs ayant la même activité (routiers, voyageurs, commissionnaires ou les moins de 3,5 t) afin qu'ils tentent de régler les problèmes spécifiques à leur groupe. Ces clubs régionaux auront le double avantage de coller à la réalité des problèmes rencontrés dans les entreprises, ceci en tenant compte de leurs besoins en fonction de leur taille. Ce forum était également l'occasion pour l'URTA d'affirmer sa volonté de faire cohabiter les transports avec l'environnement en recherchant continuellement un équilibre entre les exigences économiques des entreprises et les exigences de qualité de vie et de respect des populations. L'URTA a rappelé son engagement en faveur de la sécurité (partenaire de la Semaine de la sécurité routière) et ses démarches lors d'actions concrètes comme le travail mené sur la réinsertion de personnes handicapées, sur les personnes victimes des plans sociaux ou l'appel lancé récemment auprès des emplois jeunes. Des projets qui pour Nicolas Camous, secrétaire régional, « sont l'occasion d'amorcer un nouveau virage. Celui qui consiste à faire de l'URTA une organisation professionnelle qui agit, une organisation qui propose et une organisation qui revendique. »











