La poursuite des violences dans les territoires palestiniens qui a fait hier sept morts, dont un soldat israélien dans la bande de Gaza, augure mal de la visite du Premier ministre israélien Ehud Barak à Washington pour tenter de faire cesser la violence et relancer le processus de paix. Le bilan de l'intifada qui a débuté le 28 septembre est maintenant de 210 morts. Dans la matinée d'hier, les funérailles des cinq Palestiniens morts vendredi se sont déroulées dans la bande de Gaza, ainsi que dans les villes de Jénine et Hébron. Plusieurs milliers de Palestiniens dont certains tiraient en l'air en réclamant vengeance, ont participé à ces obsèques. La tension sur le terrain sera évoquée aujourd'hui par Clinton et Barak qui s'est déclaré « pessimiste sur les chances d'une relance du processus politique après (ses) entretiens avec Clinton». Pour le président palestinien Yasser Arafat, qui a déjà rencontré jeudi le président Clinton avant de se rendre au siège de l'ONU à New York, la priorité est d'obtenir la mise sur pied d'une force internationale afin de « protéger la population palestinienne ». M. Barak a rejeté catégoriquement cette idée. « On ne pourrait pas se fier à une telle force internationale dans la mesure où sa capacité de contrôler la situation serait des plus limitées, c'est pourquoi nous préférons compter sur nous-mêmes », affirme-t-on à Jerusalem. L'ambassadeur américain à l'ONU Richard Holbrooke a également indiqué que Washington s'opposera à la constitution d'une force internationale « jusqu'à ce que (cette idée) obtienne le soutien des deux parties », autrement dit qu'Israël lève son veto.











