Le funiculaire de Tignes (Savoie) est de même conception que celui des Alpes autrichiennes, mais, construit en 1993, « il répond à des normes draconiennes en ce qui concerne la sécurité et tout particulièrement le risque d'incendie », selon le président du directoire de la société des téléphériques de la Grande Motte (STGM). « Lorsque le funiculaire, baptisé »Perce-neige« car il arrive au milieu des glaciers, a été construit, il n'y avait pas de réglementation en vigueur. Elle a été créée à l'occasion de cette réalisation, et elle est draconienne » explique Bernard Genevray, contacté après l'incendie du funiculaire autrichien. « Le funiculaire autrichien est un appareil ancien (1974), qui n'avait pas les mêmes préconisations de construction. Dans notre cas, on a pris toutes les précautions pour que cela ne puisse pas se produire. Il faut attendre les résultats de l'enquête pour savoir ce qui s'est passé », a déclaré le directeur. « Tout a été fait pour qu'on ne puisse pas avoir d'incendie en tunnel ainsi qu'en gare. Tous les matériaux constitutifs du wagon sont ininflammables », a-t-il poursuivi. Fonctionnant entièrement en tunnel, le funiculaire de Tignes a un parcours de 3500 mètres de long pour 930 mètres de dénivelé. La gare de départ est située à 2100 m et la gare d'arrivée à 3030 m, en dessous du sommet de la Grande Motte qui culmine à 3650 m. Il transporte 3500 personnes à l'heure. Pour le tracter, trois treuils de 800 kw chacun sont en place. Il peuvent fonctionner les trois ensembles, à deux, ou un seul. En cas de problème technique dans la galerie ou dans la motrice, le véhicule est évacué vers la station. S'il se produit un grave problème technique, des moteurs de secours permettant de faire fonctionner le treuil sont prévus pour rapatrier le véhicule. « Je ne sais pas ce qui pourrait nécessiter une évacuation des passagers, mais il existe dans le tunnel un escalier latéral ou les passagers peuvent cheminer à l'intérieur du tunnel » a conclu M. Genevray.











