Le Stade de neige de la Planche-des-Belles-Filles est en pleine rénovation, avec une nouvelle billetterie et l'aménagement de chambres dans le chalet d'accueil. Les travaux devaient être prêts pour le début de la saison de ski, mais il semblerait qu'ils ont pris du retard.
QUELQUES FLOCONS de neige sont tombés, jeudi en début d'après-midi, sur la Planche des Belles Filles, mais ils n'ont pas tenu.
« Si tout va bien côté météo, le 20novembre, nous pourrons débuter la saison », pronostique Olivier Rohmer, gérant du chalet d'accueil et de restauration de la Planche. Avant ce coup d'envoi, les travaux se poursuivent à la billetterie comme au chalet, qui va se transformer en hôtel-restaurant. Celui-ci comprendra sept chambres, dont une aux normes pour accueillir des handicapés. Depuis cet été, le restaurant du chalet a aussi été rénové et dispose maintenant d'une capacité de 124 couverts. Olivier Rohmer prévoit d'embaucher deux personnes avant la fin de l'année, qui viendront s'ajouter aux deux salariés de l'établissement (il recherche notamment un cuisinier depuis trois mois).
Nouveaux aménagements
« Grâce à l'hôtellerie, nous espérons attirer des gens de l'extérieur qui disposeront d'un pied-à-terre à la Planche, explique Olivier Rohmer. Les habitants de l'aire urbaine belfortaine, notamment, peuvent être visés car nous répondons à une demande de grand air. En nous faisant connaître au niveau national, on peut aussi recevoir des clients réguliers en long séjour : notre but consiste maintenant à communiquer ». Quelques dizaines de mètres plus bas, à l'écart de la route qui mène au chalet, un nouveau bâtiment est en train de voir le jour. Il va abriter les billetteries de piste et de fond, un bar, ainsi que la location de skis. Les travaux ont débuté cet été et devaient se terminer avant le début de la saison, mais il reste plusieurs aménagements à effectuer. Des engins de travaux publics doivent encore monter à la Planche et risquent, s'il neige, de rencontrer des problèmes pour redescendre. Dans le futur hôtel, on en était jeudi à carreler les chambres et il restait notamment à installer des WC et des lavabos.
Canons à neige
Les travaux, qui s'élèvent sur l'ensemble du site à cinq millions de francs, sont financés par le conseil général et le syndicat mixte de la Planche des Belles Filles, avec 60 % de subventions de l'Europe, de l'État et de la Région. « Normalement, les travaux seront achevés début décembre et les saisons commencent rarement avant, confie Hubert Guerrin, conseiller général du canton de Champagney. Il y a toujours le risque qu'un petit problème vienne retarder la fin des aménagements, mais nous serons prêts pour recevoir le public quoi qu'il arrive ». Georges Ceshia, président du syndicat mixte se veut lui aussi confiant : « Le retard qui a été pris est dû à la difficulté de trouver du personnel qualifié que rencontrent les entreprises. L'architecte essaye de les pousser pour qu'elles respectent les délais : elles peuvent être pénalisées si ce n'est pas le cas. Mais je pense que tout sera prêt fin novembre ». Ces investissements, selon Hubert Guerrin, étaient devenus indispensables. « Nous n'avons jamais pensé que le stade de neige pouvait nous permettre de dégager des bénéfices, car le syndicat mixte ne perçoit une recette que sur les remontées mécaniques. Mais grâce aux nouvelles structures, nous pouvons essayer d'équilibrer les comptes. Pour cela, d'autres efforts seront entrepris dans les années à venir ». Le prochain projet, qui devrait se réaliser pour l'hiver 2001-2002, consiste à installer des canons à neige pour permettre l'enneigement artificiel de la Planche. Les quatre pistes de ski de fond et les cinq pistes de descente, dont une noire, seront praticables sept jours sur sept, condition indispensable pour développer la fréquentation du site.
Y ALLER Dès que les conditions le permettent, le stade de neige est accessible sept jours sur sept. Prix des forfaits : 80 F à la journée et 65 F à la demi-journée pour les adultes ; 50 F et 35 F pour les enfants.
Cette semaine, les futures chambres du chalet ont été carrelées. Seront-elles prêtes pour les premières neiges ?
Guillaume Minaux











