Devant tous les monuments aux morts de France, hier matin, a été lu le message de Jean-Pierre Masseret, secrétaire d'État à la Défense chargé des anciens combattants, à l'occasion du 82e anniversaire de l'Armistice du 11 novembre 1918. « Ce 11 novembre, qui clôt le siècle, ne doit pas ouvrir la page de l'oubli. Personne ne doit ignorer la somme d'épreuves que la France et l'Europe ont connue tout au long de ce siècle, en particulier lors des deux guerres mondiales. Ce 11 novembre 2000 nous renvoie au 11 novembre 1918, à la Première guerre mondiale, au cours de laquelle la France a tout exigé de sa jeunesse. Abnégation et sens du devoir, courage et vaillance, désintéressement et don de soi, lucidité et sens de la solidarité. Telles sont les vertus que les soldats de 1914, leurs chefs et la Nation ont montrées. L'exemplarité de leur comportement a marqué les générations suivantes et constitue toujours une référence. Au franchissement du siècle, sur les valeurs illustrées par la devise de notre République et dans une Europe apaisée, ce message s'adresse aux jeunes. Ces jeunes sont héritiers et comptables de l'engagement de ces générations qui, répondant à l'appel de la Nation, acceptaient que leur destin personnel s'efface devant les intérêts vitaux de la France. La France a un rôle à jouer pour faire du XXIe siècle, un siècle de paix, de démocratie et de progrès. Pour ce faire, elle doit mettre en oeuvre de multiples ressorts et d'abord être exigeante et exemplaire pour elle-même : « Le travail de mémoire » ramène à l'essentiel, au sens et à la portée de la citoyenneté, à ses devoirs, miroirs des droits. Les chemins de la mémoire sont les chemins de la citoyenneté. A l'évidence, la paix, la démocratie, l'État de droit, sont des situations fragiles au destin souvent incertain et le monde qui se révèle à nous, chaque jour, le confirme. Le XXIe siècle sera peut-être différent du XXe siècle si l'on n'oublie pas ce qu'ont fait et démontré les poilus de 1914-1918 ».











