12 novembre 1900. La Chine continue à faire la une de l'actualité. Le mouvement insurrectionnel, fomenté dans le sud par les partisans du renversement de la dynastie Mandchoue, tend à gagner les autres parties du vaste empire chinois. Indépendamment des difficultés que les puissances auront pour obtenir de leur cour impériale la punition de ceux qui ont organisé le massacre des étrangers, il faudra que leurs représentants prennent en compte l'agitation qui, d'un moment à l'autre, peut mettre la Chine à feu et à sang. Le général Bailloux, qui commande le corps expéditionnaire français, vient d'intervenir au sud de Pao-Ting-Fou. Un engagement assez sérieux a eu lieu le 26 octobre. Les Boxers occupaient un village retranché mais, malgré l'artillerie dont ils disposaient, les Français les ont délogés. Nos troupes ont eu trois tués et plusieurs blessés. Audacieux malfaiteur à Giromagny. Samedi soir, vers 11 h, M. François, boulanger-épicier, rue des Ecoles, entendant un bruit insolite dans son magasin est allé voir de quoi il retournait. Il s'est trouvé en face d'un inconnu venu pour vider son tiroir-caisse. Il s'est jeté sur lui, mais le malfaiteur, braquant un révolver, l'a obligé à lâcher prise et s'est enfui, en abandonnant sur le trottoir les galoches qu'il avait quitté pour pénétrer dans le magasin. Deux heures plus tard, pensant qu'il ferait bien de faire rentrer son chien afin que ce dernier veille dans le corridor, M. François sortit et se retrouva encore une fois face à son voleur assez hardi pour tenter une seconde expédition. Il battit en retraite poursuivi par le boulanger et par des voisins attirés par les cris de : au voleur ! Le filou courrait bien et, après avoir enfilé une ruelle, réussit à pénétrer dans le cimetière, lequel a plusieurs sorties. Il put ainsi disparaître. Il court toujours et cela n'est pas rassurant pour les habitants de Giromagny.











