Vendredi, le foyer Amitel, qui héberge des jeunes travailleurs et des étudiantes, a fêté son anniversaire. Ce fut l'occasion de montrer à diverses personnalités les travaux de rénovation de son immeuble de la rue de Soleure et de se retrouver entre résidants et amis du foyer.
A l'origine d'Amitel, c'est une association américaine, les Unions Chrétiennes de Jeunes Filles (YMCA) qui fonde en 1919 un foyer des treize chambres pour jeunes filles rue des Charpentiers. Les premières résidentes étaient alors des pionnières dans cette façon de vivre. Les demandes se font rapidement plus nombreuses et c'est en 1934 que le foyer emménage à son adresse actuelle 8 rue de Soleure. Sa salle à manger dans le style typique « Art Déco » abrite déjà le premier self-service de la ville. Pendant la guerre, le foyer est réquisitionné et sert à divers usages administratifs. A la Libération, tout est à reconstruire, mais dès 1960 s'ouvre au n°1 de la même rue une annexe réservée aux étudiantes. En 1977, le foyer prend le nom de Amitel, contraction des mots amitié et hôtel. Il est aujourd'hui presque entièrement autofinancé par les loyers des résidents et bénéficie de prestations de la CAF et du département en fonction de critères de remplissage. Il est géré par une association de droit local qui emploie huit salariés mais son conseil d'administration est composé uniquement de bénévoles. Le bâtiment du n°8 de la rue de Soleure a fait dernièrement l'objet de travaux de rénovation dont le hall d'entrée et la salle commune. Les chambres seront progressivement toutes remises à neuf.
Le foyer « famitel »
L'accueil au foyer se veut avant tout convivial et familial, à tel point que les résidents ont rebaptisé entre eux le foyer « famitel». Mlle Bauer, bénévole de l'association, raconte « quand on arrive ici, c'est très joyeux, tout le monde se sent impliqué et concerné». On y rencontre des jeunes de tous les pays (Espagne, Lituanie, Suède ou Japon) et de tous horizons (informaticiens, manutentionnaires, infirmières, vendeurs, serveuses ou avocat). La directrice, Mme Hurstel, insiste sur son souci de brassage : « on reçoit des jeunes de toutes origines et pas un type particulier». De même, elle reste très attachée au « rôle éducatif de ce type de structure». Actuellement, le foyer est en pleine réflexion sur son devenir et sur « comment adapter l'outil aux nouvelles conditions de travail». Le foyer qui est devenu mixte depuis quelques années « reçoit aujourd'hui moins de demandes de travailleurs classiques qui viennent pour une longue période ». C'est pourquoi, il a organisé un partenariat avec les entreprises et l'AFPA (Association pour la formation professionnelle des adultes) afin de loger des jeunes en stage ou en formation pour des périodes courtes. Le foyer est également bien intégré dans son quartier puisque son restaurant est ouvert aux habitants de la Krutenau. Et depuis 1998, il est également ouvert sur le monde puisqu'il a créé son propre site internet qui lui permet de recevoir une centaine de demandes d'hébergement par mois en provenance de jeunes de tous les pays.
SURFER www. amitel-fjt.com











