Un homme de 52 ans a été condamné vendredi soir à sept ans de prison par la cour d'assises du Doubs pour des viols commis sur une fillette de onze ans. Ce quinquagénaire était hébergé par une famille de Besançon qu'il aidait à réparer la maison achetée par le couple. Durant les travaux, il dormait donc sur place et avait ainsi l'occasion de côtoyer régulièrement la fillette de la famille âgée à l'époque de onze ans. Pendant plus d'un an, en 96, l'homme a profité des moments d'intimité où il se retrouvait seul avec l'enfant pour l'initier à des actes sexuels et pour la violer. Terrorisée, l'enfant n'avait jamais osé révéler ce qu'elle subissait alors. Elle a fini par raconter et ses parents ont immédiatement porté plainte. Placé en garde à vue, l'homme a très vite admis avoir commis ces actes mais jusqu'à vendredi, il a toujours affirmé avoir été en quelque sorte victime des provocations de la petite qui, selon lui, « l'aguichait ». S'il continuait à maintenir cette version à l'ouverture de son procès jeudi, il est revenu hier sur ses déclarations en admettant que l'enfant ne l'avait pas sexuellement provoqué. Un changement d'attitude et des regrets bien tardifs qui n'ont pas empêché l'avocat général Me Richarté de requérir une peine de six à sept ans de prison. Me Leroux, avocat du quinquagénaire, s'est efforçé d'obtenir la clémence des jurés, mais l'impression négative donnée depuis le départ par son client, a été plus forte que ses explications. La présidente Marie-Agnès Crédoz a prononcé une peine de sept années d'emprisonnement.











