Hier en fin de matinée, les deux agresseurs présumés de Djamal Benamane, 23 ans, tué d'une balle de 22 LR dans la nuit du 27 au 28 octobre à Lure, ont été présentés au juge d'instruction, Jean-Luc Jaeg.
b>ORIGINAIRES de la région de Mélisey, les deux hommes âgés d'une trentaine et d'une quarantaine d'années ont reconnu les faits, ont été placés sous mandat de dépôt et écroués en maison d'arrêt, à Vesoul et Belfort. L'enquête menée conjointement par la PJ de Dijon et la police luronne n'aura duré qu'une dizaine de jours, malgré peu d'indices disponibles au départ des investigations. Les meurtriers présumés de Djamal Benamane, 23 ans et agresseurs de Hocine Aliouane, 25 ans ont été présentés hier au juge d'instruction Jean-Luc Jaeg, en fin de matinée.
Djamal Benamane avait été tué d'une balle de 22 long rifle tiré à bout portant dans la gorge, au sortir d'un bar de la rue principale de Lure, dans la soirée du 27 au 28 octobre derniers (voir dans cette même page). D'après les premiers éléments recueillis par les enquêteurs et le magistrat, il semblerait que ce crime n'ait aucun mobile et soit purement et simplement gratuit. Par contre, l'alcool aurait apparemment joué un rôle catalyseur dans le geste commis par le tireur. En effet, les deux hommes auraient déclaré avoir effectué une tournée des bars de leur secteur de résidence, avant de se rendre à Lure, pour en faire de même. Ces affirmations viennent confirmer les déclarations d'un patron de restaurant de Ronchamp qui disait avoir vu les deux hommes dans son établissement, quelques dizaines de minutes avant le drame, et de plus en possession d'un revolver.
Alcool catalyseur du geste ?
Le meurtrier et son complice auraient bu bien plus que de raison, ingurgitant des quantités d'alcool jugées considérables, tout d'abord au domicile d'un des deux auteurs des violences, avant de prendre la route. A Lure, ils souhaitaient se rendre dans un bar, celui d'où sortiront les deux victimes. Arrivés à hauteur de la rue Carnot, les deux hommes se sont garés dans la rue et ont croisé malheureusement la route de Djamal Benamane et de Hocine Aliouane. Une altercation a débuté. On connaît la suite. L'un des deux agresseurs a sorti une arme. Il a tiré sur Djamal, qui s'est effondré sur le trottoir. L'homme est ensuite remonté dans son véhicule et a fait feu sur la deuxième victime, Hocine, le blessant sérieusement à la cuisse. La rencontre des quatre protagonistes de l'histoire était totalement fortuite, les jeunes hommes ne connaissant pas du tout les deux agresseurs. Le tireur est âgé d'une trentaine d'années et réside dans le secteur de Mélisey, tout comme son complice, âgé lui d'une quarantaine d'années. Ils menaient une existence simple, travaillant dans leur zone de résidence. Ils ont été tout deux mis en examen hier par le juge d'instruction, l'auteur du coup de feu pour meurtre et violence avec arme, son compère pour complicité. Le premier a été écroué à la maison d'arrêt de Belfort, le second à celle de Vesoul.
Insouciants quant à leurs actes ?
Tous deux sont qualifiés de personnes sérieuses, ayant une activité professionnelle régulière. L'instruction de l'affaire est en cours. Des confrontations seront programmées dans le bureau du magistrat, Jean-Luc Jaeg, avec les auteurs des violences, des témoins. Une reconstitution devrait également avoir lieu, afin de définir quelles ont été les gestes exacts commis par l'ensemble des parties de l'affaire. Le témoignage d'une femme, le soir même du meurtre aurait été décisif, comme d'autres éléments non communiqués officiellement : les chiffres de la plaque d'immatriculation de la voiture du tireur avait été relevés, mais de manière incomplète. Après des recherches approfondies, cette voiture -et donc son propriétaire- ont été identifiés. Les deux hommes étaient retournés à leurs activités habituelles, leur méfait commis, comme si de rien n'était. Ils n'ont montré aucune résistance au moment de leur interpellation, a-t-on appris hier en fin de journée. Le quartier de Héricourt d'où étaient originaires les deux victimes devrait connaître un peu plus de calme désormais...
L'auteur présumé du coup de feu (photo ci-dessus) et son complice ont été présentés hier en fin de matinée au juge d'instruction luron, Jean-Luc Jaeg.
Jean-Stéphane Arnold et Yvan Goepfert











