Au moment de l'élection de la Grande Championne pour la race montbéliarde, dimanche après-midi à Habsheim, ce sont deux vaches du même éleveur, Dominique Meyer, de Saint-Bernard, qui se sont retrouvées en lice. D'un côté, Orchidée, élue meilleure jeune vache, de l'autre, Myrtille, élue meilleure vache adulte. Avant ce combat de génération, Simon Bernard, le juge spécialisé en montbéliarde, rappelle les critères de choix, pour cette race « mixte à dominante laitière » : « La mamelle, c'est 40%, le corps, 30 %, le bassin, l'aplomb, et l'aptitude bouchère viennent ensuite ». Et c'est finalement la belle Myrtille qui l'emporte,« pour la qualité de la mamelle ». « Et souvent, rappelle le spécialiste, la meilleure vache, c'est la meilleure mamelle ». A ce petit jeu, l'âge n'est pas forcément un handicap. Selon M. Simon, c'est en effet « au 3e ou 4e veau que l'on voit la qualité d'une vache ». Morale de l'histoire : les juges des vaches ne font pas dans le jeunisme, eux...











