Une délégation conjointe de la Fédération internationale de football (FIFA) et de l'UEFA, doit remettre aujourd'hui à la Commission européenne de Bruxelles ses propositions sur le dossier de la modification du système des transferts. La Commission veut modifier le système actuel du transfert des footballeurs, qui va, selon elle, contre les règles européennes de libre circulation des travailleurs et de la concurrence. Elle admet ainsi que le transfert puisse donner lieu au paiement d'une « somme additionnelle » mais qui « devrait avoir un rapport direct avec les coûts de formation et d'entraînement », en particulier dans le cas des jeunes joueurs. Cette somme ne devrait « pas être arbitrairement définie et être complètement disproportionnée». D'autre part, Mario Monti, le commissaire en charge de la Concurrence, et Viviane Reding, commissaire européenne au Sport, contestent une disposition du système actuel qui empêche un joueur de mettre fin unilatéralement au contrat le liant au club et qui est donc une entrave au principe de libre circulation des travailleurs. Bruxelles serait favorable à une procédure visant à « insérer une clause dans les contrats qui permette au joueur de retrouver sa liberté contre une somme d'argent convenue à l'avance ». Enfin, dans les doléances de M. Monti et Mme Reding figurent aussi la nécessité de solidarité entre grands et petits clubs ainsi que le respect de la personne humaine, notamment dans le cadre de transactions concernant les jeunes joueurs. Après deux mois de négociations, le groupe de travail FIFA/UEFA a élaboré des propositions (pas de transfert international pour les moins de 18 ans, compensation pour les clubs formateurs, pas plus d'un transfert par saison, non-rupture de contrat sur une période donnée sauf avec l'accord des trois parties...). Les instances internationales du football n'ont pas reçu le soutien de la Fédération internationale des footballeurs professionnels (FIFpro) au moment de présenter leurs propositions à Bruxelles.











