Le gardien alsacien du RCS ne cache pas sa déception après l'annonce de l'arrivée imminente de la star paraguayenne. Il attend de la digérer avant de prendre une décision.
Dire qu'il accuse le coup serait un euphémisme. Porté aux nues par le public et les dirigeants après une superbe demi-saison 1999-2000 qui lui a valu d'éclipser Alexander Vencel, pourtant la valeur la plus sûre du Racing ces dernières saisons, Thierry Debes avait préféré, au printemps, resigner à Strasbourg pour cinq ans, plutôt que de répondre aux affriolantes sirènes du PSG et du FC Bruges : « J'ai prouvé cet été que je voulais vraiment rester, réussir dans ma région, qui est une région fanatique de football, et dans ce club qui, quoi qu'il arrive, restera « mon » club. Car je n'avais qu'une envie : que Strasbourg trouve un club à la hauteur de ses ambitions. Quand on signe cinq ans dans son club d'origine, on espère qu'on ira le plus loin et le plus haut possible. J'éprouve une grosse déception, un sentiment de gâchis. Le président ne m'a jamais parlé directement. Le football est un métier qui se pratique sans sentiment et on en a la preuve une fois de plus.» Accueillant le recrutement de Chilavert comme « un coup médiatique (IMG a voulu faire parler de lui, malgré les mauvais résultats actuels)», l'ancien portier du Sporting Schiltigheim se contente pour le moment d'en prendre acte. « Claude Le Roy (qui aurait eu confirmation de l'arrivée imminente du Paraguayen en... lisant la presse hier matin) avait toute confiance en moi. L'équipe, aussi, était derrière moi. C'est le plus important. Le président a pris ses responsabilités. Au-delà de mon cas personnel, ce qui compte, c'est que le Racing se sauve, parce que cette ville mérite un club de D 1. J'espère qu'il va redresser la tête et se maintenir.» Sur l'orientation à donner à sa carrière, Debes se donne le temps de la réflexion, même si samedi, Hambourg et Mönchengladbach étaient dans les tribunes pour le superviser. « Ça fait plaisir d'entendre que des clubs s'intéressent à moi. J'en suis content. Mais je n'ai rien décidé. Je vais continuer à travailler très dur, parce qu'on ne sait jamais ce qui peut se passer. Je serai peut-être amené à rendre encore des services au Racing. Je réfléchirai en temps voulu à ma propre situation. Parce que quand on a goûté au haut niveau, on a envie d'y rester. J'étudierai les éventuelles propositions. »











