« Ceux qui ont vécu ça ne sont pas sortis indemmes et cela passe dans les images du procès Barbie », soulignait hier Pierre Truche, en marge du colloque « Gendarmerie et démocratie » à Strasbourg. Procureur général lors du procès de Klaus Barbie, le chef de la Gestapo de Lyon, en 1987, Pierre Truche a également participé au comité éditorial qui a planché sur la diffusion des audiences, qui sont présentées depuis hier et jusqu'au 2 décembre sur la chaîne thématique câblée Histoire. Aujourd'hui premier président honoraire de la Cour de cassation, Pierre Truche estime le passage à l'écran des principaux moments de ce procès a une fonction pédagogique. « C'est bien », aussi, de ne pas avoir attendu l'ouverture des archives. « L'épuration ethnique a toujours cours et il y a des gens qui ont la discrimination au programme », rappelle-t-il. Or, « cela a commencé comme cela en 1933 et ce procès montre à quoi cela a abouti ».
Pierre Truche intervenait hier au colloque de la gendarmerie à Strasbourg.
J.-M.L.











