Le rideau vient à peine de tomber sur les Jeux de la 24e olympiade des temps modernes, que l'on se trouve déjà nostalgique. Quel événement sportif arrivera à nous faire vibrer comme cela a été le cas quasiment sans répit depuis quinze jours ? Les télés vont à nouveau faire la cour au football pour donner du coffre à leurs programmes. La Ligue des champions va ainsi retrouver l'intérêt qu'elle avait provisoirement perdu. Et TF1, qui a superbement snobé les Jeux à l'exception de ses journaux, pourra se vanter d'être une chaîne sportive grâce au ballon rond et à la Formule 1. Pour les quatre ans qui viennent le judo, la natation, l'escrime, le handball et le basket vont redevenir des disciplines confidentielles. Quatre années durant lesquelles les performances des champions des sports moins médiatiques seront relatées par des chaînes thématiques et analysées par la presse écrite. Mais finalement, ne trouve-t-on pas là l'un des principaux ingrédients qui contribuent au grand succès du rassemblement planétaire de la jeunesse ? C'est bien la rareté des choses qui fait leur valeur. Ainsi les JO vont baliser l'itinéraire de milliers de sportifs, d'entraîneurs, de journalistes pour les quatre ans à venir. Le magnifique feu d'artifice lancé depuis Harbour Bridge n'a pas marqué la fin des Jeux de Sydney. Non, il a ouvert la course vers ceux de 2004. La tension ne fait que commencer. Dans quatre ans, à Athènes, ce sera encore mieux !











