L'inconvénient des Jeux Olympiques, c'est justement leur universalité. S'il est logique, depuis l'ère moderne, que la compétition change de pays et de continent tous les quatre ans, ce roulement nécessite une gymnastique pour ceux qui s'apprêtent à vivre l'événement en France calés au fond de leur fauteuil. Après Atlanta, quinze nouvelles longues nuits blanches nous attendent. Pour éviter le coup de barre ou un réveil en sursaut en constatant que la compétition qu'on suivait s'est terminée sans vous, un entraînement spécifique s'avère nécessaire. Le plus important consiste à se mettre à l'heure australienne. A défaut de s'attacher une seconde montre au poignet, l'« Equipe TV » vous vient en aide en incrustant l'horaire de Sydney à l'écran. Par exemple hier matin, au réveil, il était déjà 16 h ! Cette gymnastique de l'esprit s'accompagne également d'une adaptation physique. Pour suivre les premières épreuves, il faudra apprendre à se lever tôt (entre minuit et une heure en France) plutôt que de se coucher tard puisque les dernières compétitions se terminent vers 14 h. Le Coca d'Atlanta laissera donc la place à un café bien serré pour goûter à l'émotion d'un direct que les rediffusions auront plus de mal à faire passer. Bon courage.











