Ce n'est plus un secret depuis 1992 et la médaille de bronze des « Barjots » à Barcelone : pour réussir dans ce sport, il faut non seulement être fort sur le terrain et dans la tête, mais aussi savoir tenir la distance dans les virées nocturnes. Marc Wiltberger n'a pas encore disputé de Jeux Olympiques, mais il a l'expérience des grands rendez-vous, des libations qui les suivent, les jalonnent et, parfois même, les précèdent. Et si l'on ne peut pas vraiment parler de sagesse en la matière, on ne peut dénier à l'Alsacien un avis pertinent en la matière : « Nous, les plus vieux, on fait déjà moins la fête qu'avant, explique-t-il,et ce pour une bonne raison : on a franchi la barrière des 26/28 ans, qui est importante quand tu es sportif de haut niveau. Avant, tu peux faire des soirées et même plus, et être performant le lendemain, même si pour ton organisme, ce n'est pas bon, et que tu le payeras un jour ou l'autre à la fin de ta carrière. Bref, tu assures. A l'époque des « Barjots » ou même en club,quand tu te mettais en danger par rapport à ton jeu, il fallait être à fond la caisse le lendemain, à l'entraînement ou en match, pour qu'on ne puisse pas te reprocher d'être sorti la veille ou l'avant-veille ». Les années passent, le rythme change. « Avant, à tout moment du jour et de la nuit, il fallait avoir un jean et des chaussures à portée de main pour sortir. Aujourd'hui, les fêtes sont toujours aussi violentes, mais on en fait moins et on choisit les moments où on les fait : si à la veille du premier match des JO, Wiltberger, Richardson, Gaudin et Greg Anquetil vont à la plage faire du surf, jouer de la guitare jusqu'à cinq heures du matin et boire des bières, il ne faudra pas les aligner contre la Slovénie, parce qu'ils ne pourrontmême pas faire semblant. Le but est de faire sauter la soupape, pas de se détruire. Les plus jeunes sont plus raisonnables, et les vieux le sont devenus sous contrainte».











