Jean-Pierre Chevènement veut revenir rapidement sur le devant de la scène à la faveur d'une législative partielle à Belfort, qui devrait lui permettre de retrouver une tribune nationale pour la « magistrature d'influence » qu'il souhaite exercer. Levant un suspens soigneusement entretenu depuis sa démission du ministère de l'Intérieur le 29 août pour cause de désaccord sur la Corse, M. Chevènement a annoncé hier à Belfort qu'il serait le candidat de son parti, le Mouvement des citoyens (MDC), à la législative partielle dans la 2e circonscription du Territoire de Belfort organisée après la démission de sa suppléante, Gilberte Marin-Moskovitz. Il devrait retrouver les bancs de l'Assemblée d'ici à la fin de l'année, puisque l'élection doit avoir lieu dans un délai de trois mois après la parution au Journal officiel de la démission de Mme Marin-Moskovitz, intervenue vendredi. Le tandem Chevènement/Marin-Moskovitz l'avait emporté au second tour en juin 1997 par 55,3 % des voix. M. Chevènement ayant rejoint la place Beauvau, Mme Marin-Moskovitz avait siégé à l'Assemblée. Président-fondateur d'une petite formation (4500 adhérents revendiqués, sept députés, deux sénateurs), son élection à l'Assemblée permettra à l'ancien ministre de se faire mieux entendre sur la scène politique nationale.











