1928-2000, une histoire pour un stade qui voit désormais le jour sous la forme d'une sympathique plaquette... jaune et bleue. Vive le Bonal. Officiellement ouverte le 22 juillet dernier, l'enceinte du Bonal -le stade du FC Sochaux Montbéliard- fait désormais partir du paysage. On a déjà bien sûr tout dit sur le mastodonte de béton, d'acier et de bois. Réalisé par l'architecte Berger de 1997 à 2.000, il sera d'ailleurs au centre d'une des visites de la journée du Patrimoine les 16 et 17 septembre. 10.000 m3 de béton, 1.200 de bois lamellé-colé du Haut-Jura, 500 tonnes d'acier, 250 ouvriers, 80.000 heures de travail. Tout ceci pour le confort de 20.000 supporters réunis sur 10 km de gradins et pour 22 joueurs sous 94 projecteurs développant 1.100 lux sur une mythique pelouse. La plaquette, éditée par la Communauté d'agglomération, fait aussi la place belle à ceux qui font le Bonal et le FCSM. De Roger Dirand, jardinier, qui dévoile le secret de la pelouse, à Jean Rigoulot, un confrère journaliste à la retraite, en passant par Pierrot Lorius (il fait la couverture) le gardien de but en 1948, Gabriel Dormois, l'entraîneur en 1951 ou William Matter, du club des supporters « Crazy Lions », etc. Ce document rend aussi hommage à un certain esprit du foot et du stade d'autrefois, comme cette photo de la famille Dysli faisant les foins (!) sur la pelouse durant l'été 1938. Ou encore les grandes heures du FCSM et ses deux titres de Champion de France avant-guerre et la coupe de France en 1937. La plaquette a été, pour l'instant, diffusée aux partenaires de l'opération Bonal. Mais devant son évident intérêt grand public, elle pourrait être plus largement proposée. On peut en attendant la demander au siège de la communauté d'agglomération, avenue des Alliés à Montbéliard. Et bon vent au nouveau Bonal.
L'histoire illustrée d'un stade pas comme les autres... en jaune et bleu.











