Le rêve de Nicolas Armindo deviendra réalité ce week-end puisqu'il prendra le départ de la course de côte de Turckheim. Le Haut-Rhinois vient également de gagner un volant en Formule Renault Elf Campus.
DEPUIS le jour où il a matérialisé l'existence de la voiture grâce à un jouet télécommandé, Nicolas Armindo est passionné des quatre roues. Cette révélation s'est confirmée lorsque ce Colmarien est allé voir une course de karting avec son père James. « Papa, voilà ce que je veux faire », s'était-il exclamé.
A 13 ans, le Haut-Rhinois a goûté au loisir avant de franchir le pas vers la compétition, un premier rêve. « La première année en promotion juniors, j'ai terminé troisième du championnat sur quarante pilotes. Ils étaient tous un peu étonnés », rapporte le pilote aujourd'hui âgé de 18 ans. Sa deuxième année a permis de confirmer ses dispositions puisqu'il devient vice-champion de Ligue. Nicolas Armindo a alors voulu franchir un nouvel échelon, trop haut à l'époque. « Mon père m'a acheté une Formule Renault. Mais je n'avais pas le niveau requis et j'ai eu un accident », raconte-t-il. Vient alors une période d'apprentissage grâce à une Ford Sierra Corsworth et surtout un pilote confirmé. « La voiture étant puissante, lourde et avec des gros freins, j'ai senti que je ne m'en sortirai pas seul. J'ai donc suivi des cours de Jean-Daniel Jakubowski qui m'ont bien servi ». Au bout de quatre mois, Nicolas Armindo passe à la Caterham. « Je suis amoureux de cette voiture. Je ne suis jamais sorti de piste avec. Je l'ai emboutie à Pau parce qu'un autre concurrent a fait un tête-à-queue devant moi. Je n'ai pas pu l'éviter. » Le championnat cette saison lui aura permis de connaître une joie intense à Magny-Cours le 18 juillet. « Parti en vingtième position, je suis remonté à la cinquième place. Crédité de la meilleure remontée, du quatrième meilleur temps au tour et du prix du meilleur débutant, j'ai ressenti plein d'émotions fortes».
« Je ne vais pas me gêner »
Nicolas Armindo n'était pas au bout de ses joies. Il a enchaîné avec une journée de sélection pour la Formule Renault Elf Campus. Classé cinquième sur 180 prétendants, le Colmarien a reçu une enveloppe pour l'aider à boucler son budget. Quête qu'il a entamée avec son père comme premier sponsor. « Sans mon papa, je n'en serais pas là aujourd'hui». L'Alsacien ne compte pas s'arrêter en si bon chemin : « L'objectif est de terminer champion, sachant que les trois premiers sont sollicités par des écuries de F3. J'espère ensuite m'expatrier en Angleterre où les meilleurs pilotes font leurs preuves. Si cela marche vraiment, pourquoi ne pas aller en championnat de France GT, en F3000 ou en F1». Nicolas Armindo rêve les yeux ouverts puisqu'il participe ce week-end à la course de côte de Turckheim. « J'ai toujours rêvé de prendre le départ de cette course. Alors je pense que je peux réussir». Il apprécie autant piloter que régler la voiture. « Je pense que je vais m'amuser en Campus». Auparavant, le Colmarien aura participé à sa dernière compétition avec la course de côte de Turckheim. « Je vais être assez prudent car je tiens à ma Caterham. Mais si les conditions météorologiques le permettent, je ne vais pas me gêner pour envoyer les gaz». Au vu de ses précédentes prestations, les Alsaciens devraient ainsi jauger le talent de ce passionné.
Nicolas Armindo est le pilote le plus heureux dans le cockpit de sa Caterham.
Dom Poirier











