A l'appel de leurs trois organisations patronales, la FNTR, l'Union nationale des organisations syndicales des transporteurs (UNOSTRA) et la Fédération des entreprises de transport et logistique (TLF), les routiers ont également pris pour cible l'EuroAirport. Ainsi à Chevremont, dans le Territoire de Belfort, des barrages ont été établis devant le dépôt de kérosène afin d'empêcher le ravitaillement de l'aéroport de Bâle-Mulhouse. En effet, en période normale, pas moins de 40 camions citerne viennent charger du kérosène à destination de l'EuroAirport. Les agriculteurs des communes avoisinantes se sont joints au mouvement peu avant midi, et les manifestants ont organisé un pique-nique champêtre dans une ambiance bon enfant. Les gendarmes n'ont pu que constater le blocus effectif du dépôt. De son côté, André Hatt, porte-parole de la direction de l'EuroAirport, affirme que « le blocage des raffineries et dépôts pétroliers ne cause pas de problème d'approvisionnement des aéronefs sur la plate-forme de Bâle-Mulhouse. Les stocks sont suffisants. Nous n'avons aucun souci, et aucun vol n'est annulé.» Les responsables de l'aéroport ont également prévu, en cas de pénurie, de se ravitailler en Suisse. Par ailleurs la direction de la compagnie suisse Crossair, basée sur l'EuroAirport, a demandé à ses pilotes de faire le plein dans les aéroports de destination, afin de ne pas entamer les réserves de Bâle-Mulhouse. Les autres compagnies aériennes ont donné les mêmes instructions à leurs pilotes. Pas d'inquiétude non plus à Strasbourg. Les cuves de kérosène d'Entzheim sont pleines et les vols sont donc assurés.











