Fermés depuis le début du mois de juin pour cause de travaux, les locaux des archives départementales viennent de rouvrir. L'espace, fraîchement rénové, est désormais beaucoup plus accueillant pour les lecteurs.
Le service des archives départementales n'est pas un lieu clos et désert. Au contraire. A la seule condition de présenter une pièce d'identité lors d'une première visite, tout le monde peut venir y consulter les documents conservés d'une façon traditionnelle ou sur microfilms. Pour améliorer l'accueil des visiteurs, de gros travaux ont été entrepris cet été dans les locaux des archives, situés entre la Tour 46 et la mairie annexe. Commencés au début du mois de juin, les aménagements viennent tout juste de se terminer et le service a rouvert ses portes le premier jour du mois de septembre. « Bien sûr, nous n'avons pas pu pousser les murs mais tout l'étage a été refait pour donner plus d'espace aux lecteurs », explique Nicole Siffert, adjointe au directeur Damien Vaisse.
Beaucoup d'amateurs de généalogie
« Le hall d'entrée a été refait, tout comme la salle de lecture, la salle des microfilms et les bureaux. Ces travaux, ainsi que l'achat de nouveau matériel pour lire les microfilms, ont été financés par le conseil général.» Il faut savoir en effet que les archives départementales sont un service du conseil général où travaillent également des personnels de l'État. L'an passé, environ 700 personnes étaient inscrites aux archives. « Cette inscription est annuelle et gratuite. Elle permet de contrôler qui consulte quoi. De cette façon, si un document disparaît, nous connaissons le nom de la dernière personne à l'avoir eu entre les mains », poursuit Nicole Siffert. Parmi les visiteurs, les dix employés des archives voient passer un public aux demandes très variées.« Nous avons beaucoup d'amateurs de généalogie qui arrivent souvent très tôt, dès l'ouverture à 8 h », précise la directrice adjointe. « Les autres lecteurs viennent rechercher des informations dans nos documents administratifs, nos journaux ou nos ouvrages spécialisés.» Le fonds documentaires des archives est en effet très vaste. Il est possible d'y trouver les archives de la préfecture, du conseil général et des communes ainsi que des archives privées confiées au service départemental. Sont également conservés les journaux locaux et quelques périodiques spécialisés notamment dans le domaine de l'histoire. « Nous avons aussi des ouvrages de références qui sont souvent consultés par les étudiants et qui nous sont également utiles lorsque nous réalisons des expositions.» L'une de ces expositions sera d'ailleurs présentée au public à la fin de l'année et aura pour thème l'histoire du Territoire de Belfort. Les personnes disposant de documents sur le sujet sont d'ailleurs les bienvenus rue de l'Ancien Théâtre.
Nicole Siffert, adjointe du directeur des archives départe- mentales (à l'arrière plan) en compagnie d'une lectrice dans la nouvelle salle des microfilms.
Isabelle Lainé











