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L’ŒIL D’HORUS

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Les nouveaux " yeux " de notre bateau, peints par Véronique , sont ceux du dieu Horus, fils d’Isis et d’Osiris et protecteur des vivants et des morts.

Navigation
assistée par ordinateur

En navigation, les cartes "papier" ont laissé la place à l’ordinateur de bord sur notre Dufour 35, équipé de Sea Pro 2000 et de ses cartes marines électroniques.

Une rencontre au salon nautique à Paris en décembre dernier, un échange de mails et de coups de téléphone et nous inrave.jpg (24557 octets)voilà " famille-test " durant un an pour l’utilisation du logiciel Sea Pro 2000 et de cartes marines électroniques.
Depuis quatre mois et demi maintenant, j’utilise à bord de Maldoror, notre Dufour 35, un ordinateur portable pour consulter Sea Pro, lors de navigations qui – pour l’instant – nous ont mené de La Corogne à Ibiza, en passant par Séville, les rives du Tage à Lisbonne, l’Algarve au Portugal, Cadix, le détroit de Gibraltar, etc.

Un vrai bonheur de pouvoir – d’un seul clic de souris – passer d’un routier à une carte de détail, zoomer encore sur l’entrée d’un port, tracer ses waypoints et sa route, calculer en quelques secondes la durée du trajet, le nombre de miles à parcourir, la consommation de gazole, visualiser sa position, sa vitesse-fond, etc.

L’aide à la navigation est incontestable, même si, au demeurant, nous n’utilisons pas encore à plein les capacités du logiciel.

Néanmoins, notre PC interfacé au GPS du bord nous permet quand même de voir notre trace – donc notre position - en temps réel sur la carte marine électronique. Les GPS étant précis à 2m près depuis juin dernier (pour des raisons économiques, Bill Clinton à demandé au Pentagone de couper le brouillage des satellites qui gèrent ce système de positionnement d’origine militaire), on peut comprendre tout l’intérêt de la Navigation Assistée par Ordinateur.

Pour autant, son utilisation n’est pas non plus une fin en soi, mais juste un outil qui ne doit pas dispenser les marins de se servir de la règle Cras (pour définir son cap sur une carte) et connaître les règles de base de navigation (savoir distinguer un cap vrai d’un cap compas, tenir compte de la déclinaison, calculer sa dérive, etc).

DEUX CD-ROMS ET UN " DONGLE "

Premier constat en faveur de l’utilisation des cartes marines électroniques : l’encombrement à bord du bateau. Pour un programme comme le notre, il est évident que près de deux cent cartes sont nécessaires – routiers et cartes de détail (dont certaines d’ailleurs que nous n’utiliserons peut-être jamais… mais au cas où).

Stockées dans la couchette navigateur, elles occupent deux cartons et pèsent leur poids de papier.

Surprise en recevant le colis d’Euronav : sur deux CD-Rom et une clé de sécurité (le fameux " dongle ") nous pouvons utiliser désormais le logiciel de navigation Sea Pro et près de … 1500 cartes marines !

Bien entendu, on s’éloigne de l’image romantique du marin en train de tracer sa route au crayon sur sa bonne vieille carte du SHOM, calculant sa déclinaison en comptant sur ses gros doigts burinés par le sel et le soleil… Bon, d’accord ! Parfois même - je le confesse - je ressort ma carte papier pour y tracer quelques points. De toute façon je l’ai toujours sous la main, au cas où l’ordinateur tomberait en panne… Ce qui n’est encore jamais arrivé.

Textes et photos:
Philippe Gammaire


Sur le web

  • Nautiweb,
    le site des marins sans frontières

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Maldoror vu du haut du mat. Impressionnant

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