Les plus pressés ont commencé en juin, les retardataires disposent encore d'un bon mois pour trouver la chambre de leurs rêves. Des logements, en nombre, sont en location sur le marché. Reste à dénicher le chouette, pas cher et bien situé.
CE qui était vrai il y a cinq ou six ans ne l'est plus. Chercher un logement n'est pas aujourd'hui un parcours du combattant car l'offre de location abonde.
« Une soixante de studios sont disponibles à Strasbourg et dans les environs » indique-t-on chez Gestrim, une agence immobilière, spécialisée dans le logement étudiant. Même son de cloche à l'Immobilière Robertsau qui affiche une vingtaine d'offres. Aux Lauréades, une résidence récente en plein coeur de l'Esplanade, il y a encore une quarantaine de studios libres. « La situation s'est nettement améliorée, confirme Pierre Dietrich, directeur du CROUS (centre régional des oeuvres universitaires et sociales). Certains propriétaires nous contactent début octobre, étonnés de ne pas avoir trouvé de locataire, peut-être parce qu'ils étaient trop gourmands.
Une demande émerge pour Illkirch
C'est un phénomène nouveau». Quelque 3500 annonces, régulièrement mises à jour, sont consultables gratuitement au CROUS : un choix appréciable pour le nouveau bachelier qui doit visiter et comparer avant de signer. Si l'on observe une détente sur le secteur locatif, cela ne veut pas dire pour autant qu'un appartement soit à la portée de tous. Pour un studio, les loyers oscillent de 1500 à 2500 F selon la superficie, les prestations et surtout le quartier. Les secteurs plébiscités sont concentrés dans un périmètre assez restreint : le Centre, l'Esplanade, la Krutenau et le Neudorf. Sauf, évidemment cursus particulier. Depuis peu, émerge une demande croissante pour Illkirch-Graffenstaden qui accompagne l'essor de ce nouveau pôle universitaire. Le CROUS a d'ailleurs investi 16 MF dans la restructuration du restaurant du site d'Illkirch, dont la taille ne répond plus aux besoins actuels (voir ci-dessous). Si la chambre ou le studio a les faveurs de la population étudiante, la colocation a ses adeptes mais reste marginale. Un seul bail est signé par plusieurs occupants qui s'acquittent, chacun, du prix de leur chambre. Tout est une question d'entente... Pour les bacheliers venus de loin, il y a aussi l'option résidence. Situées près des facultés, elles offrent, dans un environnement plutôt protégé, des studios meublés ainsi que d'autres services (concierge, cafétéria, laverie, etc.) à des prix, il est vrai, légèrement supérieurs. La plupart du temps, l'addition grossit très vite dans le secteur privé : une caution de deux mois de loyers, plus éventuellement les frais d'agence, c'est au minimum 4000 F à 5000 F à débourser tout de suite !
Nous manquons de souplesse pour les étudiants mobiles
Les étudiants peu fortunés, eux, préfèrent faire appel au CROUS pour tenter d'avoir un logement à moindre coût. Il faut respecter les délais de dépôt de dossier (de fin janvier à avril), être patient (plusieurs tours d'affectation) et indiquer plusieurs voeux dans un secteur géographique large (il y a une dizaine de demandes pour une place à la Gallia!). Fin juin, le CROUS a enregistré environ 12000 demandes pour l'ensemble de l'Académie alors qu'il dispose d'un parc de 5700 logements. Arithmétiquement parlant, la demande serait donc deux fois supérieure à l'offre ? La réalité est à nuancer car les demandes, enregistrées très tôt dans l'année, font aussi l'objet de désistements. Le directeur du CROUS préfère ne pas entrer dans le calcul des ratios et met en avant les critères d'attribution des logements, identiques à ceux des bourses universitaires : la priorité est accordée aux étudiants les plus modestes en sachant que ceux, issus de classes moyennes, non bénéficiaires de bourses, peuvent se voir attribuer une chambre en cité universitaire. Un des points faibles du dispositif, reconnaît le directeur, est le manque de souplesse pour répondre à des demandes d'affectation en cours d'année. Dans le cadre du programme d'échanges ERASMUS, des Strasbourgeois partent, en effet, étudier dans des pays européens et réciproquement, des étrangers débarquent dans la capitale alsacienne alors que la plupart des affectations des logements sont déjà bouclées : difficile alors de trouver des solutions d'hébergement.
Plus spacieux, plus confortables
Hormis les quelque 3425 chambres de 10 m2, le CROUS possède à Strasbourg un parc de 1320 studios que s'arrachent les étudiants. Des lieux de vie plus spacieux et plus confortables : c'est en ce sens que s'oriente la politique du CROUS. Plutôt que d'accroître les capacités d'accueil -ce qui ne s'impose pas vu la baisse du nombre d'étudiants- les réhabilitations privilégient l'aspect qualitatif. C'est le cas à la Robertsau où deux pavillons ont été entièrement relookés. C'est aussi le cas à Paul Appel où s'est ouvert un vaste chantier pour un coût global de 11, 5 MF. La Cité Alfred Weiss, au Neudorf, devra attendre l'horizon 2002 pour un lifting total. Les petites chambres qui datent de 1974 seront remplacées par des studios de 18 m2.
SE RENSEIGNER CROUS, 1 quai du Maire Dietrich, tél : 03.88.21.28.00 ; MGEL, 4 rue de Londres, tél : 03.88.60.26.26 (un service logement centralise des petites annonces et les adhérents peuvent bénéficier d'un réduction voire d'une exonération de frais d'agence) ; AFGES (association fédérative générale des étudiants de Strasbourg) (a aussi habituellement un service logement, sauf cet été, en raison des travaux au restaurant la Gallia), 1 place de l'Université, tél : 03.88.15.73.73.
A la Robertsau, 300 chambres ont déjà été rénovées. Changement du mobilier, amélioration de l'acoustique, modernisation des sanitaires et raccordement de chaque chambre au réseau OSIRIS. Moyennant 20 F par mois, l'occupant a un accès illimité à Internet.
Jean-Marc Loos











