Depuis notre départ de Lisbonne et jusquà Séville où nous
sommes actuellement, chaque étape de notre route est loccasion dévoquer à
nos enfants ces grands navigateurs européens qui contribuèrent à repousser les limites
du monde en ouvrant de nouvelles voies maritimes.
Henri le navigateur
Une épopée de découvertes, qui au XVe s., dès 1415, sous
limpulsion du prince Henri, plus connu sous le surnom dHenri le navigateur.
A cette époque, les turcs ottomans empêchent tout trafic
commercial sur lantique Route de la Soie et les guerres entre chrétiens et
musulmans restent féroce au sud de lEurope.
Revenu en vainqueur de Ceuta (ville sur la côte marocaine), Henri
sinstalle à Sagres, petit village de la côte atlantique (au sud du Portugal), et
sentoure de savants, de charpentiers, de marins, de constructeurs navals,
dastronomes et de cartographes de toutes nationalités.
Au-delà du cap, l'inconnu...
Aujourdhui encore, le fort de Sagres qui domine les falaises
sauvages du cap, témoigne de cette activité.
Pour agrandir le royaume, le prince Henri consacre toute son
énergie à permettre lexploration de nouvelles terres et, en particulier, les
côtes africaines.
Le cap Bojador, à 1500 km de la pointe nord-ouest de
lAfrique, inspire la terreur aux marins car, au delà, cest
linconnu
Il ne faudra pas moins de 15 expéditions pour franchir ce cap de la
peur.
Un intense commerce accompagne ces découvertes africaines et à la
mort dHenri en 1460, ce sont jusquà 25 caravelles par an qui rapportent
quantités dépices, dor et divoire au Portugal.
Bartolomeu Dias, en doublant la pointe sud de lAfrique
quil nommera Cap de Bonne-Espérance, apportera quant à lui la preuve que ce
continent peut être contourné pour atteindre lAsie.
Terrible retour des Indes...
Mais cest Vasco de Gama (originaire de Sines) qui le 8 juillet
1497 appareille de Lisbonne pour rejoindre la route des épices en contournant
lAfrique. Avec quatre vaisseaux et 170 hommes, il prépare le terrain pour une
nouvelle conquête coloniale. Le 22 mai 1498, lexpédition atteint Calicut en Inde.
Mais le retour sera terrible : les deux-tiers de
léquipage sont décimés par le scorbut. Les survivants seront accueillis
triomphalement à Lisbonne, deux ans après leur départ : la route des Indes est
ouverte.