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Vue panoramique de Sines, ville-étape entre Lisbonne et Lagos. Cette cité, qui a vu naître Vasco de Gama, est aujourd’hui un grand port pétrolier.


C. Colomb: repose t-il bien en la cathédrale de Séville?


Le tombeau
de Colomb

Lors de notre visite de la cathédrale de Séville, nous sommes tombés en arrêt devant le monument funéraire de Christophe Colomb. Quatre chevaliers portent un tombeau censé contenir les ossements de l’explorateur. L’un d’eux porte une rame, symbole de la découverte de l’Amérique, tandis qu’un autre transperce une grenade de sa lance surmontée d’une croix, symbole de la reconquête chrétienne de la ville de Grenade.Une controverse fameuse existe à propos de ce tombeau, rapporté de la Havane au siècle dernier. Car Christophe Colomb est aussi inhumé à Saint-Domingue et l’on dit que ce ne sont pas ses restes qui furent ramenés en Espagne…

Sur les traces des grands navigateurs

A Sines, c’est le moment idéal, pour nous, d’expliquer aux enfants quel explorateur fut Vasco de Gama et quel rôle à joué le Portugal dans la découverte des côtes africaines puis du Nouveau-Monde


Depuis notre départ de Lisbonne et jusqu’à Séville où nous sommes actuellement, chaque étape de notre route est l’occasion d’évoquer à nos enfants ces grands navigateurs européens qui contribuèrent à repousser les limites du monde en ouvrant de nouvelles voies maritimes.

Henri le navigateur

Une épopée de découvertes, qui au XVe s., dès 1415, sous l’impulsion du prince Henri, plus connu sous le surnom d’Henri le navigateur.

A cette époque, les turcs ottomans empêchent tout trafic commercial sur l’antique Route de la Soie et les guerres entre chrétiens et musulmans restent féroce au sud de l’Europe.

Revenu en vainqueur de Ceuta (ville sur la côte marocaine), Henri s’installe à Sagres, petit village de la côte atlantique (au sud du Portugal), et s’entoure de savants, de charpentiers, de marins, de constructeurs navals, d’astronomes et de cartographes de toutes nationalités.

Au-delà du cap, l'inconnu...

Aujourd’hui encore, le fort de Sagres qui domine les falaises sauvages du cap, témoigne de cette activité.

Pour agrandir le royaume, le prince Henri consacre toute son énergie à permettre l’exploration de nouvelles terres et, en particulier, les côtes africaines.

Le cap Bojador, à 1500 km de la pointe nord-ouest de l’Afrique, inspire la terreur aux marins car, au delà, c’est l’inconnu… Il ne faudra pas moins de 15 expéditions pour franchir ce cap de la peur.

Un intense commerce accompagne ces découvertes africaines et à la mort d’Henri en 1460, ce sont jusqu’à 25 caravelles par an qui rapportent quantités d’épices, d’or et d’ivoire au Portugal.

Bartolomeu Dias, en doublant la pointe sud de l’Afrique qu’il nommera Cap de Bonne-Espérance, apportera quant à lui la preuve que ce continent peut être contourné pour atteindre l’Asie.

Terrible retour des Indes...

Mais c’est Vasco de Gama (originaire de Sines) qui le 8 juillet 1497 appareille de Lisbonne pour rejoindre la route des épices en contournant l’Afrique. Avec quatre vaisseaux et 170 hommes, il prépare le terrain pour une nouvelle conquête coloniale. Le 22 mai 1498, l’expédition atteint Calicut en Inde.

Mais le retour sera terrible : les deux-tiers de l’équipage sont décimés par le scorbut. Les survivants seront accueillis triomphalement à Lisbonne, deux ans après leur départ : la route des Indes est ouverte.

Textes et photos Philippe Gammaire

(Sources documentaires : guide du routard (Hachette), livre des navigateurs (Gallimard Jeunesse), BT Carnets de voyage de l’Ecole moderne française)


Philippe Gammaire ouvre son carnet de bord.


Sur le web

  • Nautiweb,
    le site des marins sans frontières
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