Voici le circuit de dépistage de l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), prévu par le ministère de l'Agriculture, qui devrait impliquer 200 vétérinaires et trois laboratoires d'analyses (dans la Manche, le Finistère et le Maine-et-Loire).
Sur le lieu de l'élevage
1/Un bovin meurt sur le lieu de l'élevage (maladie, accident, cause indéterminée) et la mort est déclarée par l'éleveur. 2/Un bovin atteint de maladie incurable est euthanasié sur place par un vétérinaire. Dans ces deux cas, le vétérinaire sanitaire constate la situation, identifie l'animal et remplit une fiche spécifique qui accompagne le cadavre lors du ramassage par l'équarrissage. Le prélèvement est effectué post mortem sur le cerveau du bovin, par un vétérinaire chargé de cette mission. Le laboratoire départemental d'analyses (LDA) agréé organise la collecte des échantillons, afin de réaliser les tests. Le cadavre est ensuite incinéré par le service public d'équarrissage.
A l'abattoir
1/Il s'agit d'un animal accidenté reçu à l'abattoir pour un abattage d'urgence. L'agent des services vétérinaires chargé de l'inspection constate l'âge du bovin et remplit une fiche de renseignements. Il réalise le prélèvement et le fait acheminer vers le LDA de sa région. La carcasse est consignée jusqu'au résultat du test rapide. 2/Il s'agit d'un animal arrivant normalement à l'abattoir. Lors de l'inspection avant l'abattage, le vétérinaire constate des signes cliniques de maladie pouvant conduire au retrait de la chaîne alimentaire humaine. Il constate l'âge du bovin, remplit la fiche de renseignements, et procède à l'euthanasie de l'animal. Un échantillon de cerveau est prélevé et acheminé au LDA. Le cadavre est ensuite incinéré par le service public d'équarrissage. Dans tous les cas, les résultats des tests sont adressés aux services du département d'où est issu le bovin, et à la Direction générale de l'alimentation (ministère de l'Agriculture).











