
Mahirmania:
les sites dérivés

Mahir en Che
Le site de Mahir a très fortement inspiré les internautes.
Voici une sélection des nombreux liens le concernant:

Mahir à la la conquête du monde.


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Ça surfe pour Mahir
Mahir voulait simplement sa home-page.
Il est devenu la mascotte d'internet.
Il
était une fois Mahir Cagri. Mahir est un brave homme qui aime les plages de son pays la
Turquie, les costumes qui en jettent, l'accordéon et son prochain. Bref, un homme presque
comme tous les autres et probablement un peu plus branché que la
moyenne car Mahir aime surfer sur les plages du Web.
Mahir a demandé un jour à un copain de lui bâtir un site. Pas un truc
méga-giga-énorme. Non, un site perso, avec quelques photos avantageuses, façon souvenir
de vacances. Mahir Cagri n'est pas un type compliqué, mais il a envie de communiquer, de
partager ses passions. Bref, rien d'extraordinaire jusqu'à la fameuse nuit du 3 au 4
novembre dernier.
500 000 MESSAGES EN DEUX JOURS
Cette nuit-là, un méchant et pas très
attentionné pirate le site de notre héros et y glisse quelques phrases explicitement
cochonnes dans un anglais aussi peu shakespearien que possible. Les promeneurs sont ainsi
interpellés: «Qui est vouloir venir Turquie. Je peux invitationner et elle peut rester
mon chez-moi». Et il y a surtout la phrase qui fait craquer toute la «toile»: «I kiss
you».
A cause de ces quelques slogans anonymement volapükiens gravés dans le marbre virtuel,
la vie de Mahir vient de basculer. Dès lors, l'homme qui partage avec Edouard Balladur
(vous savez, celui qui porte des chaussettes de cardinal et adore Chamonix) l'honneur
d'être né à Izmir, va vivre une toute autre existence. Son téléphone ne cesse de
sonner, son site est envahi par les vagues d'e-mails qui répondent aux avances glissées
par le mystérieux pirate. Mahir voulait communiquer? Il est servi. En deux jours, 500 000
messages tombent dans son ordinateur. Moins d'une semaine après, il a enregistré deux
millions de correspondances, qui vont du sympa au trivial en passant par tout ce que l'on
peut imaginer dans cet univers communiquant.
Dommage que l'ami Andy Warhol soit parti peindre et innover dans un univers où il a eu
tout loisir de retrouver Marilyn, Mao et quelques autres modèles. Sans cela, celui qui
affirmait que chaque être humain a droit à son quart d'heure de gloire aurait été
sensible à ce que l'on appelle déjà la Mahirmania.
L'homme de la côte égéenne redonne des couleurs à son pays fort malmené par les
séismes de l'année 1999. Mahir et sa moustache sont les symboles de l'accueil et de la
joie de vivre des bords de mer. Surtout que le surfeur vedette répond à ses
correspondants. A aucun moment, il n'écorne son image de marque.
Et comme son site commence à rapporter des sous, quelques visiteurs s'interrogent sur la
bonne fortune naissante de l'internaute. Il répond qu'une partie de cet argent pas du
tout virtuel sera versée à de bonnes causes comme la Tchétchénie (il connaît, même
s'il s'embrouille un peu entre le Caucase et les Balkans).
La saga de Mahir vient de le conduire aux États-Unis, où les médias sont prêts à tout
pour avoir l'exclusivité des interviews des vedettes de l'actualité, aussi éphémères
soient-elles. On peut, hélas, craindre le pire même si, fort gentiment, la vedette
d'Izmir a tenu à rappeler sur son site qu'il s'excusait de quelques grossières allusions
que lui avaient prêtées son pirate occasionnel.
Voilà toute l'histoire (provisoire) de Mahir, l'homme dont on peut voir la tête sur des tee-shirts, des tasses à café
agrémentés de son fameux «I kiss you». Izmir, c'est pas très loin de Troie, où un
certain Homère a écrit quelques pages de gloire qui ont traversé les siècles.
Décidément il est des cieux où les dieux savent tisser les belles légendes
Raymond
COURAUD |

Mahir:
le site officiel

Mahir en vrai.

Ci-dessus, un superbe tapis de souris,
ci-dessous, une non moins chic tasse à café.
Pour penser à Mahir devant son ordinateur et devant son petit déjeuner.


Dans les bureaux, entre copains, la mahirmania gagne du terrain...
Ci-dessous, des fans suédois.

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