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Fête de la
musique: retour aux sources
En dédiant la
24ème Fête de la musique aux amateurs le 21
juin, l'actuel ministre de la Culture Renaud
Donnedieu de Vabres, renoue avec les origines de
cette manifestation.
A
l'origine, l'équipe autour de Jack Lang, ministre
de la Culture initiateur de cette fête avec son
directeur national de la musique Maurice Fleuret,
souhaitait, tout en célébrant le premier jour de
l'été, fournir en priorité aux musiciens
amateurs la possibilité de se faire entendre sur
les places, dans les rues, parfois sur leurs lieux
de travail.
Tous les styles, les genres, étaient conviés ce
jour là à s'exprimer, musiques classique,
folklorique, de variété, de jazz, du monde...
La fête, d'abord spontanée, s'élargit au fil
des ans aux professionnels et institutions
officielles qui, ce jour là, à Paris et en région,
proposent des concerts gratuits, sans oublier les
podiums de variétés organisés par les radios et
les télévisions.
Sans aucune exception, tous les ministres français
de la Culture qui ont suivi Jack Lang, ont apporté
leur bénédiction à cette célébration. Le
mouvement s'est étendu à d'autres pays étrangers
sous l'impulsion des représentations
diplomatiques françaises. Plus de cent pays sont
actuellement concernés par la Fête de la
musique.
«Fibre
musicale»
«C'est un superbe
témoignage de la fibre musicale de notre pays et
l'éclatante démonstration de la prodigieuse
capacité d'entraînement des pratiques musicales»,
estime M.Donnedieu de Vabres.
Le ministre rappelle à cette occasion que la
musique est le premier loisir de plus de cinq
millions de Français, de l'exercice du chant ou
d'instruments traditionnels, au rap en passant par
les musiques électroniques.
Selon la revue trimestrielle, «Artiste pluriel»,
magazine de toutes les pratiques artistiques en
direction des artistes amateurs, un Français sur
quatre a appris à jouer d'un instrument de
musique à l'école.
D'après cette même publication, 22% des Français
pratiquent la musique, le théâtre, la danse, l'écriture
ou les arts plastiques pendant leur temps libre,
et la majorité des Français ont pratiqué au
moins une activité artistique au cours de leur
vie.
L'augmentation du temps libre liée aux 35 heures,
une certaine valorisation médiatique des
processus de création, l'accès facilité aux
technologies de création, l'adoption du «faire-soi-même»
pratiqué par 51,8% des Français, accéléreraient
l'engouement des Français pour des pratiques
artistiques multiformes et décomplexées.
Pour la musique,
les études du ministère de la Culture estiment
que si les pratiques musicales des amateurs
constituent une activité largement juvénile
(plus de un tiers des 15-19 ans et un quart des
19-24 ans), l'initiation artistique dans les
jeunes années permet une redécouverte de ces
pratiques à tout âge de la vie.
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