La
main dans le sacré : Le spirituel
est partout, dans l'air du temps comme en
littérature. Avec de belles réussites, dont
celle signée Christophe Donner. « Le Décalogue », Christophe Donner ; «
L'Evangile selon Pilate », Eric-Emmanuel Schmitt
; Les douze « Livres du Livre » ; « Le cantique
des cantiques » illustré par Barbe ; « Les
sept péchés capitaux ».
Le
silence des agneaux : Les innocents,
les victimes n'ont pas voix au chapitre. Air
connu, et juste. Pour la Néerlandaise Renate
Dorrenstein et la Japonaise Yôko Ogawa, les
choses ne sont pas aussi simples. « Vices cachés », Renate Dorrenstein ;
« Hôtel Iris », Yôko Ogawa.
Que
la bête meure : Depuis « Dirty week-end
» en 1991, Helen Zahavi fait scandale à chacun
de ses livres. Elle défend l'honneur des femmes,
à sa manière, dans l'horreur et la violence. « Donna et le gros dégoûtant », Helen Zahavi
; « Dirty week-end », coll. libretto.
A
la vie, à la mort : Pour Bruno Gibert,
rien n'arrête la chute d'un homme qui ne s'accroche
plus à rien. Pour Marie-Sabine Roger, l'espoir,
au bout de la route, existe encore. « Attention fragiles », Marie-Sabine Roger
; « Claude », Bruno Gibert.
(Se)
faire plaisir et (en) vivre : A la
veille du Salon du Livre de Colmar, coup de
projecteur sur deux nouveaux éditeurs alsaciens.
Régionaux mais pas régionalistes. Courageux.
La
faim des temps : A quoi ressemblait
la vie il y a un siècle ? A quoi rêvaient
les gens ? Et quel fut leur destin ? Daniel
Arsand et Xavier Hanotte répondent : la folie
est toujours d'actualité. « En silence », Daniel Arsand ; « La ville
assiégée », une étonnante nouvelle fantastique
; « Derrière la colline », Xavier Hanotte.
Au
goût du jour : Existe-t-il des recettes
pour écrire un roman génial ? Avec pas mal d'humour,
Sarane Alexandrian et Pierre Bayard tentent
de nous convaincre que oui. " Soixante sujets de romans au goût
du jour et de la nuit ", Sarane Alexandrian
; " Comment améliorer les oeuvres ratées
? ", Pierre Bayard.
L'appel
de la forêt : Thriller financier,
roman d'initiation, conte philosophique, « La
face cachée de la lune » du Suisse Martin Suter
nous invite à un voyage proprement... hallucinant
! « La face cachée de la lune », Martin Suter
Toute
la vérité ? : Est-ce leur vie,
mot pour mot ? Ou est-ce un roman, une invention
? Camille Laurens et Eric Holder jouent au chat
et à la souris, et c'est très fort.
« Dans ces bras-là », Camille Laurens ; « La
Correspondante », Eric Holder.
Dans
le vent du désamour : Sa femme
lui a avoué qu'elle l'aimait moins. Richard
Morgiève, détruit par l'aveu, sublime sa douleur
dans deux livres saisissants.
Ma vie folle et Ton corps, Richard Morgiève
La
chair de l'ange : Il y a vingt
ans, le polémiste et pamphlétaire (mulhousien)
Jean-Marie Geng devenait le romancier (parisien
?) Max Genève. Vingt livres plus tard, il
revient sur cette renaissance. « L'Ingénieur du silence » ; « La Prise
de Genève » de Max Genève.
Le
Lapon agile :Absurdes et comiques,
les romans d'Arto Paasilinna dynamitent l'image
proprette du « modèle » finlandais. « La cavale du géomètre », Arto Paasilinna
; « Le lièvre de Vatanen », « Le meunier hurlant
», « Le fils du dieu de l'orage », « La forêt
des renards pendus », « Prisonniers du paradis
».
La
vie moderne, mode d'emploi :Il n'y
a aujourd'hui rien de meilleur pour comprendre
l'identité masculine que de lire les romanciers
anglais. Tim Lott ou John Ramster, pour vos
vacances. « Frankie Blue », Tim Lott ; « Le Choix
de Simon », John Ramster.
Comme
des bêtes : L'animal, fidèle et terrible
miroir de la condition humaine ? Michel Besnier
et Raphaële Billetdoux nous en font la subtile
démonstration. « La messe des chiens », Michel Besnier
; « Je frémis en le racontant », Raphaële
Billetdoux.
Celles
qui savent : Cet été, qu'elles soient
ironiques, cruelles, sentimentales ou savantes,
les romancières font la leçon aux hommes.
Sans s'épargner pour autant.
Mille
et une vies : Ce sont des histoires
lointaines, d'Iran ou d'Afghanistan. Faites
de chair et de sang, de silences ou de hurlements,
elles frappent au coeur et à l'estomac. Choc
garanti. « Terre et cendres », Atiq Rahimi ; « Les
Saisons en enfer du jeune Ayyâz », Reza Baraheni.
Plus
jamais ça ? : Près de 20 millions
de morts en quatre ans. Le désastre de la
guerre 14-18 vu par un écrivain-officier allemand
et par l'enfant de rescapés italiens. "Le boqueteau 125", Ernst Jünger,
L'année de la victoire, Mario Rigoni Stern.
Une
passion simple :Rien ne va vraiment
dans leurs vies, mais ces deux-là se sont
trouvés. Sylvie Péju et Hervé Prudon racontent
leur bouleversante histoire d'amour. Venise attendra, Sylvie Péju et Hervé Prudon.
Les
champs d'honneur : Serait-ce toujours
dans les vieilles marmites qu'on fait les
meilleures soupes ? Richard Millet dépoussière
le bon gros roman « régionaliste ». « Lauve le pur », Richard Millet, « Ombres
sur les champs », Ludovic Massé.
Tokyo
blues : La capitale japonaise fascine
autant qu'elle effraie. Vus de loin, ses habitants
nous semblent ses victimes, anonymes, broyés,
perdus. Qu'en est-il ? Projection privée, Kazushige Abe, Tokyo
électrique, coll. Romans d'une ville.
A
tombeau ouvert : Leurs livres ne sont
pas parfaits ? Qu'importe. Patrick Poumireau
et John La Galite, pressés d'écrire, incarnent
une nouvelle vague du roman français. « Le passager », John La Galite, « Un soldat
de passage », Patrick Poumireau.
L'enfer
du décor : L'Angleterre. Tony Blair.
Sa Bourse florissante. Sa monnaie forte. Son
minuscule taux de chômage. Et si tout cela
n'était qu'un mirage ? « Anarchie au Royaume-Uni », Nick Cohn,
« La meute », John King.
Bon
chic mauvais genre :Être écrivain
aura été « sa façon de vivre». Affaibli par
la maladie, François Nourissier livre dans
ses Mémoires un beau et triste combat. « A défaut de génie », François Nourissier.
L'amour
à l'italienne :La relève italienne
ne fait pas dans la dentelle : les histoires
d'amour de Rossana Campo et de Tiziano Scarpa
sont scabreuses, délirantes, brillantes. Savoureuses. « L'acteur américain », Rossana Campo,
« L'oeil de vieux », « Amore », Tiziano Scarpa.
Le
diable au paradis : La parution en
France de l'album S.M., comme sadomaso, de
Tomi Ungerer coïncide avec la publication
d'autres titres « pervers ». Les anges gardiens de l'enfer, suivi de
Totempole, Tomi Ungerer, Le Fouet, Martine
Roffinella.
Mais
que fait donc la police ? :L'un a
été retenu en otage pendant trente trois jours.
C'est une histoire vraie. L'autre est un coupable
qui se confesse. C'est un roman. Deux textes
exceptionnels. Dans la cave, Jan Philipp Reemtsma, Le
passé décomposé, Hugo Claus.
Un
grand cri d'amour :De drôles d'oiseaux,
des oiseaux rares, dérangeants : petit à petit,
Richard Morgiève et Régis Jauffret s'imposent
comme deux auteurs époustouflants. Bébé-Jo, Richard Morgiève, Tout un oiseau,
Richard Morgiève, Autobiographie, Fragments
de la vie des gens, Régis Jauffret.
Des
vices en forme d'Ellis : La célébrité
et le scandale ont « fait mourir » deux fois
Bret Easton Ellis. Il revient avec Glamorama,
un roman échevelé sur la tyrannie de la beauté. "Glamorama", Bret Easton Ellis
New
York, 1949 : A quoi ressemblait le
rêve américain après-guerre ? Rien n'était
facile, mais Frank McCourt et Jérôme Charyn
ont pu saisir leur chance. "C'est comment l'Amérique ?",
Frank McCourt, "Le Cygne noir",
Jérôme Charyn
Choeur
de saudade : Le Portugal est l'invité
du salon du livre de Paris. Une littérature
en liberté depuis la Révolution des OEillets
de 1974. Des Nouvelles du Portugal, textes réunis
par Pierre Léglise-Costa, Écrivains du Portugal,
numéro de mars 2000, Le banquier anarchiste,
Fernando Pessoa, Le livre des Chroniques,
Antonio Lobo Antunes.
Les
moutons noirs :On peut être de sa
famille et s'y sentir étranger. Serge Joncour
et Christian Lehmann font revivre ces enfances
chaotiques. « Vu », Serge Joncour, « Kenavo », Serge
Joncour, « Une éducation anglaise », Christian
Lehmann.
Jekyll
et Hyde à l'heure du bogue : Une identité
volée, un groupe d'êtres perdus le week-end
du 1er janvier 2000. Le suspense de Christine
Arnothy n'a pas « bugué». « Complot de femme », Christine Arnothy,
« Malins plaisirs », Plon.
Les
saisons de la vie :Asada Jirô et
Yasushi Inoué, deux des écrivains japonais
les plus populaires, marient les âges de la
vie aux rythmes de la nature. Bouleversant.
« Les dimanches de Monsieur Ushioda », « Le
fusil de chasse », « Le cheminot », Yasushi
Inoué
Et
moi et moi : Cinquante ans que Michel
Polac tient son journal intime. Fallait-il
le publier ? Quitte à déballer, autant le
faire à la manière de Julia Alvarez. "Journal", Michel Polac, "Yo",
Julia Alvarez
Si
ce sont des hommes : L'Holocauste, il
faudrait ne plus en parler ? Mais les mots
sont là ! Dans leur terrible exemplarité,
dans leur effarante actualité. "L'homme qui avait deux têtes",
"La marche nuptiale" Elena Lappin,
"La question humaine", François
Emmanuel.
S.O.S.
fantômes : Les lieux que nous habitons
ont une histoire, une âme. Marc Lévy et Marc
Vilrouge nous en font une belle ou terrible
démonstration. « L'herbe de Saturne », Marc Vilrouge,
« Et si c'était vrai... », Marc Lévy
Bonjour
tristesse: En quelques pages,
Annie Saumont et le Hongrois Laszlo Darvasi
vont à l'essentiel, dans la douceur et la
douleur. Du très grand art.
« Noir, comme d'habitude », Annie Saumont,
« L'Orchestre le plus triste du monde », Laszlo
Darvasi
Le
retour du vaurien :Pour ses 65 ans,
René-Nicolas Ehni se rappelle à notre bon
souvenir. Au résultat, c'est un festival :
quatre livres d'un coup ! « La gloire du vaurien », « Pintades »,
« Babylone vous y étiez, nue parmi les bananiers
», « Quand nous dansions sur la table », «
Venez enfants de la partie ! », René-Nicolas
Ehni
La
folle du désert : C'est une découverte
! En deux romans, la romancière australienne
Nikki Gemmell livre un manuel de survie des
plus bouleversants
« Les noces sauvages », «Traversée», Nikki
Gemmell
Un
crime ou une prière :Le 9 janvier
1993, Jean-Claude Romand tuait sa femme et
ses enfants ainsi que ses parents. Emmanuel
Carrère, dans un livre saisissant, raconte
« le monstre ».
"L'Adversaire", Emmanuel Carrère