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Elections : les résultats du deuxieme tour
Déroute de la droite, sauf en Alsace

Le second tour des élections régionales en France a été le théâtre, dimanche, d'un nouveau séisme politique, la majorité de droite étant balayée par la gauche appelée à présider au moins 20 des 22 régions métropolitaines.
Les électeurs, plus nombreux à se rendre aux urnes que le 21 mars (35% d'abstention contre 38%), ont accentué le vote-sanction du premier tour, la gauche dépassant la barre des 50% de suffrages exprimés alors que la droite parlementaire n'en recueillait que 36,95% et le Front national 12,55%.
La débâcle de la droite, comparable à celle subie par la gauche aux régionales de 1992, pose à Jacques Chirac le problème du maintien de Jean-Pierre Raffarin à Matignon. Il y a 12 ans, son prédécesseur, François Mitterrand, avait remplacé Edith Cresson par Pierre Bérégovoy.
"21 avril (2002) à l'envers" pour François Fillon, "échec grave" pour Alain Juppé, "séisme" pour Anne-Marie Comparini (UDF): les leaders de la droite ont été nombreux à reconnaître la sévérité de la défaite de leur camp.
Nicolas Sarkozy a pour sa part demandé "à la majorité de tirer les conséquences d'une élection qui, pour être locale, n'en a pas moins une dimension politique qui n'est pas contestable".
En première ligne, M. Raffarin a reconnu dans son allocution allocution que "des changements s'imposent certainement", prônant une action "plus efficace" et "plus juste".
Vainqueur de ces élections, le premier secrétaire du PS François Hollande a appelé à "un changement profond d'orientation politique", affirmant qu'un simple remaniement ministériel ne pouvait être la réponse à ce "désaveu sévère".
Laurent Fabius a estimé que le gouvernement n'avait "plus de crédibilité politique", alors que Jack Lang l'appelait à retirer "immédiatement ses projets anti-sociaux".
Traduction de cette Bérézina électorale, la gauche, qui détenait 8 régions métropolitaines sur 22, en prend au moins 12 à la droite, qui n'était assurée dimanche soir que de conserver l'Alsace. Le sort de la Corse, où la gauche est majoritaire en voix, restait incertain, les divergences sur le statut de l'île transcendant aujourd'hui le traditionnel clivage droite-gauche.

Analyses:

Six régions où la gauche crée la surprise :

Six régions qui restent à gauche :

Six régions dont le basculement était attendu :

Réactions :

Cantonales : 

 

 

Cantonales 2e tour :

Haut-Rhin

Bas-Rhin

Belfort

Doubs

Haute-Saône

 

Régionales 2e tour :

Alsace

Franche-Comté

 

 

Cantonales 1er tour :

Haut-Rhin

Bas-Rhin

Belfort

Doubs

Haute-Saône

 

Régionales 1er tour :

Alsace

Franche-Comté

 
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