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Le Coréen apprend vite. Dépassé dans ses deux premières
versions, le Kia Carens hisse sa troisième
mouture au niveau des meilleurs monospaces
compacts européens. A prix moindre.
Carens
n’est pas carences: le nouveau monospace Kia
avoue en effet bien peu de lacunes; mieux, avec, désormais,
un diesel sous le capot, il risque fort de tracer
sa route française avec davantage de conviction.
D’origine Hyundai, la maison mère, ce quatre
cylindres titrant deux litres n’a du reste rien
à envier aux ténors européens de la catégorie
avec 140 ch très disponibles, souples,
volontaires, plutôt discrets, propres (filtre à
particules en série) et raisonnablement gourmands
(8 litres/100 en usage mixte). Dommage que la boîte
manuelle à 6 rapports - 5 sur le 2.0 essence
de 145 ch - manque de moelleux ce qui
pourrait inciter les amateurs à lui préférer le
système automatique, certes peu évolué avec ses
4 rapports mais qui devrait épauler
tranquillement la courbe de couple du moteur. 1200 euros
l’option.
Un moteur et rien d’autre? Erreur. Joliment
dessiné, ce Carens est même une révélation
volant en main. Le comportement routier est
parfaitement en phase avec les us et coutumes
européens et le Kia, bien suspendu et très bien
amorti, affiche une belle sérénité sur la
route, assez peu pataud dans les épingles pour
une traction de cet gabarit et de ce poids.
L’ESP et l’antipatinage de série (sauf sur la
version d’entrée de gamme) surveillent les réactions
de l’ensemble avec une bonne perspicacité.
Freinage correct, direction légère manquant un
peu de résistance au point milieu.
A ce prix là, la concurrence est rare, sinon inexistante
Le
confort n’est pas en reste, très convenable
tant par la qualité des trains roulants que par
l’espace vital très généreux pour 5 personnes
voire 7 personnes si l’on oublie les
bagages. Notons que la version 7 places est
facturée 500 euros de plus que l’autre.
Les 4,54 m - 5 cm de plus que
l’ancienne version, 4 de plus qu’un Grand
Scenic, 5 de moins qu’un C4 Picasso - sont
bien exploités, même si la modularité reste
classique avec une banquette coulissante au deuxième
rang et, éventuellement, deux sièges au troisième,
le tout aisément repliable pour aller vers un
plancher plat et jusqu’à plus de 2 m3
disponibles. Avec 5 sièges en place, la
soute flirte encore avec les 500 litres.
C’est mieux que la concurrence directe.
Quelques regrets, tout de même? Si la qualité générale
de la présentation est correcte et l’équipement
généralement complet, le plastique dur de la
planche de bord (au demeurant agréable à
regarder avec ses aérateurs façon… Audi)
manque de classe, les sièges avant manquent
cruellement de longueur d’assise, la banquette
centrale, quoique coulissante, ne vaut pas deux ou
trois sièges indépendants… Peu de choses en
regard des qualités générales et surtout du
prix: de 19 900 euros à 26 700 euros
avec un ticket d’entrée à 21 900 euros
pour le diesel. La concurrence est rare sinon
inexistante.
Jacques
Prost
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