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La
plus grande
offensive terroriste
Les États-Unis ont été victimes, ce mardi 11
septembre, de la plus grosse offensive
terroriste jamais lancée, et sans doute la plus meurtrière. Elle a frappé les
hauts-lieux de l'hégémonie américaine à New York et à Washington.

Le président américain George W. Bush a évoqué une
"tragédie nationale" lors d'une "attaque terroriste apparente", et
promis de "pourchasser et punir" ses auteurs. Les morts pourraient se compter par milliers, vu l'heure et le
lieu des attaques.
Toute la matinée de mardi, les Américains ont suivi en direct et en rediffusion le film
tragique d'une série d'attentats qui a jeté la panique dans les rues de New York et à
Washington.

Quelque 40 000 personnes travaillaient
quotidiennement
dans le World Trade Center
Deux avions de ligne détournés ont d'abord percuté à
quelques minutes d'intervalle, en pleine heure de pointe, les deux tours géantes du World
Trade Center à New York, réduites en cendres une heure plus tard. Quelque 40.000
personnes travaillaient quotidiennement au World Trade center.

Le Pentagone en feu
Deux autres appareils se sont écrasés, l'un en
Pennsylvanie et l'autre à Washington sur le Pentagone, énorme complexe immobilier où
siège le ministère américain de la Défense, faisant un nombre indéterminé de
victimes.
Le Pentagone a été évacué, ainsi que la Maison Blanche, le département d'Etat
(ministère des Affaires étrangères) et le département du Trésor.
Ces attentats ont
semé la consternation à travers le monde. Le président palestinien Yasser Arafat les a
fermement condamnés, à l'instar des principaux alliés de Washington, notamment Israël
et l'Union européenne, et du président russe Vladimir Poutine.
L'explosion et l'effondrement des célèbres tours jumelles de New York, percutées par
deux avions, a fait un nombre "terrible" de victimes, a annoncé le maire,
Rudolph Giuliani, qui a demandé aux habitants de quitter le sud de Manhattan.

"Des personnes sautaient par les
fenêtres"
Dans les rues de Manhattan, des piétons recouverts
de poussière couraient dans tous les sens, des voitures de police passaient en trombe
toutes sirènes hurlantes et des témoins en pleurs, hagards ou en prière s'effondraient
sur les trottoirs.
"J'ai entendu un grondement énorme au-dessus de ma tête. Un avion commercial est
rentré droit dedans", a témoigné Mark Obenhau, qui se rendait à sa station de
métro à proximité des tours jumelles lors du premier impact.
Un employé travaillant au premier étage d'une des tours a raconté : "Au moins 14
personnes ont sauté par les fenêtres".
La compagnie American Airlines a annoncé la perte de deux avions de ligne transportant au
total 156 personnes, mais n'a pas indiqué s'il s'agissait des appareils ayant percuté le
World Trade Center. United Airlines a également annoncé la perte de deux avions,
transportant au total 110 personnes, dont celui qui s'est écrasé en Pennsylvanie.
Les alliés des Etats-Unis à travers le monde, l'OTAN, l'Union européenne, les chefs
d'Etat ou de gouvernement de plusieurs pays européens, le gouvernement israélien, le
président palestinien Yasser Arafat et le président russe Vladimir Poutine, ont adressé
des messages de sympathie au gouvernement américain.
En revanche à Gaza, un haut responsable du Jihad a vu dans les attentats la conséquence
de "la politique américaine dans la région la plus chaude du monde (NDLR : le
Proche-Orient)". Des dizaines de réfugiés palestiniens ont également manifesté
leur joie à l'annonce de ces attaques en tirant en l'air. Le Front
populaire de libération de la Palestine (FPLP), basé à Damas, a affirmé n'avoir aucun
lien avec ces attaques.
Séisme sur les marchés financiers
Le régime taliban au pouvoir en Afghanistan, où vit
Oussama ben Laden, a également démenti tout rôle du milliardaire d'origine saoudienne,
recherché par la justice américaine pour les attentats anti-américains de Nairobi et
Dar es-Salaam, qui ont fait 224 morts et des milliers de blessés en 1998.
Les attentats ont également provoqué un séisme sur les marchés financiers, en chute
libre en Europe et à Sao Paulo, tandis que les cours du brut grimpaient en flèche, tout
comme ceux de l'or.

La première tour du World Trade Center s'effondre (AFP/LCI).
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La fumée recouvre entièrement la presqu'île de Manhattan, face à la
Statue de la Liberté (AFP/CNN).
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