|
Derniers
échos des JO
"Les Jeux de l'an 2000 viennent de
se clôturer à Sydney. Il es temps défaire un premier
bilan à chaud. Déjà? Et oui, les JO sont passés à toute
allure. Lorsqu'on y travaille, c'est encore plus flagrant,
on ne se rend pas compte du temps qui file.
On a aussi du mal à suivre les nombreux résultats et
le tableau des médailles se révèle souvent être notre
seul point de repère.
Ces Jeux sont une réussite, on l'entend partout. Ca n'a
rien à voir avec Atlanta, où ce fut le chaos. Tout le
monde loue l'organisation australienne. Sepp Blatter, le
president de la FIFA, encourage même déjà l'Australie à
se porter candidate pour l'organisation d'une Coupe du Monde
de football! Samaranch en a fait autant.

Le temps était de la partie, les spectateurs sont venus en
masse, Sydney a été plus animée que jamais, il y eut une
ambiance de fête tout au long de la quinzaine, la
consommation de préservatifs au Village Olympique a explosé,
les cérémonies étaient "marvellous" (comme m'a
dit une vieille dame), les instances olympiques sont
satisfaites de la lutte anti-dopage, les performances et l'émotion
étaient au rendez-vous. Résultat, tout le monde y a trouvé
son compte.
Ce que je retiendrai de mon voyage a Sydney, c'est avant
tout cette marée humaine. J'avais d'ailleurs eu la même
impression sur la route du Tour de France, en juillet
dernier. C'était incroyable de voir autant de monde autour
de Darling Harbour, de Town Hall, dans le quartier des Rocks
et sur les sites olympiques. Essayez d'imaginer 400 000
personnes dans le parc olympique! Cela vaut déjà le detour.
Là, on se rend mieux compte de l'impact extraordinaire des
Jeux. Et de son pouvoir économique. A ce propos, qui parle
encore de la flambée des prix? Que se souvient, par
exemple, que le prix d'une chambre simple dans une auberge
de jeunesse est passé de 30 dollars (120 FF) a 120 dollars
(490 FF)? Personne. Sydney baigne encore dans
l'euphorie.
Sydney, parlons-en. C'est une ville fantastique. Sûrement
l'une des plus belles au monde. La mer et les plages sont a
proximité. Les montagnes ne sont pas loin, non plus. Le
soleil brille en moyenne 340 jours par an. L'architecture de
certains bâtiments est splendide. Les musées y sont aussi
nombreux. Sydney,
c'est tout un programme!
Qui dit Sydney, dit Sydneysiders! Tout le monde a en tête
l'image de l'Australien bronzé, musclé, cool et souriant.
Il existe mais ce n'est pas toujours le premier que l'on
rencontre. Et il se peut que l'on soit deçu. Les Aussies
sont ordonnés et on ne rigole pas avec l'ordre. J'ai encore
en tête le jour ou j'ai deposé quelqu'un à l'aéroport. A
peine arrêté, une dame est venue noter à la craie l'heure
de mon arrivée sur le pneu de la voiture. J'avais cinq
minutes. Pas une seconde de plus. Et c'était comme ça tous
les jours pour tout. A la longue, c'est fatiguant. Il ne
faut pas chercher à discuter, il suffit juste d'être prévenu
de leurs habitudes. Mais l'image que l'on se fait des
Australiens en prend un coup.
Les Australiens sont rigoureux mais cela ne m'a pas empêché,
un soir, d'entrer gratuitement dans le vélodrome, ou de me
faire accréditer et de recevoir un uniforme de volontaire
sans jamais savoir ce que j'allais devoir faire. Sacrés
Aussies...
Rendez-vous dans
quatre ans à Athènes.
See you soon in
Alsace."
En
coulisses...
J'assistais a une conférence de presse avec les représentants
des cinq villes candidates. A une question sur les
transports en commun, le représentant de Pekin a repondu
que la capitale chinoise comptait 14 millions d'habitants et
que "ce n'est pas 2 ou 3 millions de personnes en plus,
qui vont changer quelque chose".
Les membres
anglo-saxons du CIO ne soutiendront pas la candidature
canadienne, car New-York envisage de se présenter en
2012.
Paris est la
ville favorie auprès des femmes des membres du CIO.
Question de shopping.
J.A. Samaranch
aurait dit que le dossier parisien est le meilleur qu'il
n'ait jamais vu. Dommage qu'il le dise si souvent.
Rendez-vous
manqué
Une fois
n'est pas coutume, je vais commencer par saluer les bonnes
nouvelles. La première, celle qui a tenu en haleine tous
les Mulhousiens et bien plus, est la médaille d'argent de
Roxana. Nous étions tous comme des fous devant notre
écran (ou tout simplement dans les tribunes pour les plus
veinards de mes acolytes volontaires) à encourager
"la nageuse de notre coeur", à
maintenir jusqu'au bout son avance sur la Roumaine. Notre dépense
d'énergie n'a pas été suffisante mais on aura quand même
passé un excellent moment. D'ailleurs, son sourire lors de
la cérémonie de remise des médailles ne faisait que
confirmer que cette médaille était une grande victoire.

Après la
médaille, les records. J'ai pris beaucoup de plaisir à
prendre connaissance de tous les records de France battus
par les trois nageurs mulhousiens. Ils sont sur la bonne
voie et leur acharnement à l'entraînement paie. J'espère
que les petits RF en bas de l'écran se transformeront bientôt
en RE ou RM?
Après
toutes ces performances, j'espérais pouvoir les approcher,
les féliciter, apprendre à les connaître un peu et
recueillir les impressions de leurs entourages... comme cela
avait été convenu au départ avec le Club des Entreprises.
Manqué! Pour faciliter la prise de contact, j'avais les
coordonnées de Laurent Horter, du MON. Il aurait du faire
le lien entre nous.
Malheureusement, tout ne s'est pas passé comme prévu. J'ai
difficilement pu l'avoir au bout du fil. On s'est ensuite
fixé rendez-vous. Personne n'est venu. Pas de nouvelles.
Plus tard, on s'est rencontré par hasard au Club France.
Mais je ne l'intéressais visiblement pas. Résultat, je
n'ai pas pu rencontrer nos Mulhousiens. Dommage alors que
j'avais fait plus de 20 000 kilomètres et que j'étais sur
place..."
|